‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 208 sur 266 · PILES · texte numérisé non relu

PILES

A l’origine on se servait exclusivement de piles, on emploie concurremment aujourd’hui les machines magnéto- ou dynamo-électriques et les accumulateurs. Les piles les plus employées en France sont celles de Leclanché, de Bunsen, de Daniell, de Grove, de Marié-Davy, trop connues pour qu’il soit nécessaire de les décrire. En .Allemagne on utilise en outre celles de Meidinger et de Pincus. La figure 80 représente l’élément de Meidinger : il se compose d’un vase exlérieur G en verre, de forme spéciale, au fond duquel est placé un verre g et un anneau de cuivre relié à l’extérieur par un conducteur D isolé par de la gutta-percha. Une lame de zinc Z, ayant la forme de celles des éléments Bunsen, mais moins haute, est placée dans la partie la plus large du vase G

Fig. 80.

et maintenue par un épaulement formé a l’intérieur de celui-ci ; elle constitue le deuxième pôle de la pile. On remplit aux trois quarts le vase G avec une solution contenant 1 partie de sulfate de magnésie pour 7 d’eau, et dans une sorte de ballon B qui complète l’appareil on met des cristaux de sulfate de cuivre et de l’eau; on ferme le ballon avec un bouchon percé d’un trou par lequel passe un tube et on le renverse dans le liquide du vase G. Un courant ne tarde pas à se produire; son intensité va d’abord en augmentant pendant 3 semaines et, à partir de ce moment, elle reste très sensiblement constante pendant 3 et 4 mois. La pile de Pincus n’est qu’une modification de celle de Meidinger.

Les piles à liquide ont le grand inconvénient d’exiger pour leur nuise en marche des préparatifs souvent assez longs. A la vérité, certaines d’entre elles, comme celle dont nous venons de parler, peuvent durer plusieurs mois, mais alors on risque fort de les user en pure perte et de ne point les trouver

Fig. 81.

prêles quand on en a besoin. Les piles thermo-électriques présentent sur elles de grands avantages; elles donnent inslantanément un courant dont l’intensité peut être très grande, à la condition d’employer un nombre suffisant d’éléments et avec une dépense qui cesse dès qu’on ne se sert plus du courant. En outre, si l’on emploie pour les faire fonclionnor une flamme de gaz d’un débit constant.

celui-ci étant assuré par un régulateur, on obtient une force électrc-.notricc constante.

Les piles thermo-électriques les plus usitées sont celles de Clamond et de Noë. La figure 81 représente une coupe de la pile de Clamond et permet de voir

KNCÏCLOPÉDIE CHIMIQUE

l'appareil de chauffage. Les éléments sont constitués par un alliage de zinc et d'antimoine associé au fer; chaque série de 10 éléments forme une couronne circulaire disposée comme l’indique la figure 82; les soudures de rang impair se trouvent ainsi au centre de la couronne, celles de rang pair à la circonférence et plusieurs séries de couronnes sont superposées et peuvent à volonté être réunies soit en quantité, soit en tension. Une pile de 50 couples dépense 170 litres de gaz à l’heure et équivaut à g de Bunsen.

Xous donnons ci-dessous la force électro-motrice des principales piles :

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