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MACHINES ÉLECTRIQUES

Fig. 83.

fournir un courant continu avec une faible différence [de potentiel. En outre, 1 intensité du courant doit pouvoir varier dans d’assez larges limites; on. obtient

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cette variation soit par un jeu convenable de courroies en modifiant la vitesse de rotation, soit plus simplement en intercalant dans le circuit parcouru par le courant en dehors de la machine des résistances variables. La figure 83 montre une disposition qui permet, au moyen de spirales de résistance et de 0 contacts, d’obtenir des résistances de 0,01, 0,02, 0,06, t,4S et 3 ohms suffisantes pour tous les dosages. En combinant avec ces différentes résistances la vitesse de la machine, qui peut varier par exemple de 700 à 100 tours à la minute, on obtient pour un courant primilifde 7,5 ampères, 35 valeurs de l’intensité comprises entre la valeur précédente et 0'‘"'i',02 avec les vitesses de 700, 500, 300, 200 et 100 tours, qui ne nécessitent que b changements.

Une machine magnéto-électrique aussi faible permet d’effectuer à la fols un grand nombre d’opérations semblables, mais elle ne saurait servir pour des recherches différentes, pour doser, par exemple, du fer en même temps que de l’antimoine et du cuivre.

Muchiucs «lyiiaiHO-électriques. — Nous décrirons comme exemple, et d’après Blas, la machine dynamo-électrique installée par Classen dans son laboratoire d’Aix-la-Chapelle :

« Cette machine absorbe un peu plus de 1 cheval-vapeur; à la vitesse de lOOO tours par minute elle donne un courant de 60 ampères et aux bornes une dilférence de potentiel de 10 volts. Siemens a construit pour elle un système particulier do résisiance constituée par une sorte de tamis de laiton, qui permet d'ellectuer simultanément un certain nombre d'opérations électrolytiques exigeant des inlensités et des forces électro-motrices différentes sans que ces opérations se gênent l'uno l'autre. Le courant de la machine est introduit dans ce système de résistance, divisée en un grand nombre de parties ; la force électro-motrice est constante dans chacune de ces parties, et elle reste telle lorsque, pour opérer une décomposition électrolytique, on prélève sur une ou plusieurs d’entre elles un courant dérivé relativement faible. Cette force électro-motrice diffère, d’autre part, suivant la partie de la résistance où l’on prend le courant.

« La personne chargée de la conduite de la machine doit veiller à ce que, pendant la marche, la force électromotrice en un point donné du circuit soit constante. Ce contrôle est pratiqué à l’aide d’un indicateur de force électromotrice. Cet instrument qui, dans la figure 84, se trouve représenté en R est mis en communic.ilion, par des fils minces, avec les deux bornes extrêmes de la ré.sistance; il consiste en un électro-aimant vertical, devant l’un des pôles duquel est placée une pièce de fer mobile sur un couteau, et qui, possédant la môme polarité, est repoussée d’autant plus loin que le pouvoir magnétique de félcclro-aimant, et par conséquent le courant qui parcourt ce dernier, sont plus forts; la grandeur de l’écartement est lue sur une échelle divisée, devant laquelle se déplace une aiguille attachée à la pièce de fer repoussée. Comme les indications de l’appareil ne sont pas tout à fait indépendantes du magnétisme rémanent, il faut que, dans l’instrument, le courant ait toujours la même direction. A cet effet, un petit aimant permanent, susceptible d’un mouvement de rotation, est placé devant le pôle inférieur de l’ électro-aimant, de façon à

ENCYCLOPÉDIE CHIMIQL'E

indiquer le sens du courant dans l’instrument et à arrêter l’aiguille dans le cas oii cette direction ne serait pas celle qui convient; il faut alors donner aux deux lils une direction inverse. Une bague de laiton est placée sur l’aiguille qui, avant l’introduction du courant, doit alors êire ramenée au zéro; s’il en est

autrement, c’est que l’instrument est mal réglé; dans tous les cas, avant de s’en servir, on retire la bague.

« La machine dynamo-électrique est reliée par des conducteurs de cuivre, courts et forts, avec les bornes extrêmes de la résistance à tamis de laiton MM. Ces tamis sont disposés en zigzag; la moitié d’entre eux sont rattachés à des bornes à vis de pression.

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« Diins l’appareil la résistance est divisée en 20 parties égales, indiquées par les chiffres d, 2, 3, 4, etc. ; le courant entre par la borne 0 et sort par la borne 20. La différence entre les deux bornes extrêmes étant de 10 volts, elle sera entre deux bornes consécutives de 5 volt, en sorte qu’elle sera, à la borne 19, de i volt ; à la borne 18, de 1 volt, et ainsi de suite.

U Afin de pouvoir mesurer à chaque opération l’intensité du courant utilisé, on dispose sur la plaque d’assise AA, à côté de la résistance à tamis de laiton, six barres de fer à T galvanisé S,, Sj, S3...S6, constituant des résistances de 0"'‘"‘,1 ; elles sont reliées respectivement [lar des fils conducteurs avec les bornes Wj , Wj..., Wg situées vis-à-vis d’autres bornes p^ que porte une barre de

laiton M.M'. Au moyen des pinces à vis de pression K,, K^, K3..., etc., placées sur les barres S,, Sj, S3...,etc., on peut faire communiquer celles-ci avec les bornes 1, 2, 3, etc., de la résistance, et en s’arrangeant de manière telle que les barres 1, 2 ou 3 soient reliées à S,; 4, 5 ou 6 à S,, etc., la plus grande intensité se trouve alors à la borne W, qui communique avec la barre S, ; la plus faible en\V5(l). »

^lanière tl’opérei*. — Kn résumé, on est parvenu,, avec la disposition précédente, à scinder la force clcctromotrice totale en fractions connues et on a constitué des pôles positifs p,, p-^-.-Pe correspondant à autant de pôles négatifs a,, \ on pourrait d’ailleurs augmenter encore le nombre des prises en

rejoignant, comme il est fait sur la figure pour le pôle n,, un pôle déterminé avec une lame métallique Q munie de serre-fils.

Pour connaître l’intensité du courant ainsi dérivé pendant une détermination électrolylique, il suffira d’intercaler, par exemple s’il s’agit de Wj, un ampèremètre entre et Cj. Si l’on voulait avoir l’intensité du courant à son passage dans ’Wj, on l’intercalerait entre a, et b^.

Pour se rendre compte de la marche de la machine et de la manière exacte dont le courant est affaibli par son passage à travers les différentes parties de la résistance, il suffit d’effectuer des mesures à l’aide d’un galvanomètre 11 est alors possible de dresser un tableau comme celui que nous donnons ci-dessou.s et qui convient à la machine d’Aix-la-Chapelle.

(1) Analyses électrolytiqties quantitatives. Méthode de Ctassen, par Blas. — Paris, Carré, 1883.

Quant à la valeur des machines au point de vue de leur emploi à l’analyse, lie est mise hors de doute par des essais comme ceux qui ont été faits par .udwig au laboratoire de Classen. Il a opéré simultanément douze électrolyses ur des liqueurs de fer, de cobalt, d’étain et d’antimoine qui exigent, comme on î verra, pour leur réduction des forces éleclromotrices assez différentes; les ésultats ont été d’une exactitude qui témoigne en outre en faveur des métiiodes lectrolytiques.

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