QUANTITÉS TROUVÉES
ANALYSE MINÉlîALE — ANALYSES ÉLECTROL YTIdüES 483
Si l’on emploie des piles, il faut pouvoir réduire à volonté leur intensité au moyen de résistances convenables; on y arrive à l’aide de boîtes de résistance, qu'il est d’ailleurs facile de construire soi-même, au moyen d’un fil dont on a mesuré la résistance par mètre, et dont on en enroule des quantités convenables sur des bobines. La boîte de résistance pouvant se trouver dans un laboratoire exposée aux vapeurs acides, il y a intérêt à remplacer les broches par des contacts au mercure ; à cet effet les extrémités des diverses bobines aboutissent à des godets pleins de ce métal, et pour introduire une résistance déterminée dans le circuit, on réunit les deux godets correspondants par un crochet de contact; on peut même supprimer totalement les pièces de laiton et établir la communication seulement avec du mercure.
A défaut de boîte de résistance, on peut cependant effectuer des dosages très variés en introduisant dans le circuit une résistance liquide dont on augmente ou dont on diminue l’importance en enfonçant ou en relevant l’électrode qui amène le courant. Un tel rhéostat à liquide est facile à construire avec une éprouvette à pied ordinaire conlenant du sulfate de zinc dissous; le courant arrive et sort par des disques de zinc amalgamé; mais comme le sulfate de zinc se polarise, il faut employer des éprouvettes larges, ayant de 8 à 10 centimètres do diamètre et, dans des expériences consécutives, renverser le sens du courant.
2" APPAREILS D’ÉLECTROLÏSE
Les différentes dispositions adoptées ont toutes ce caractère commun de présenter une électrode offrant une large surface de contact avec la liqueur à électrolyser et formée dans la majeure partie des cas de lames de platine, quelquefois de fils aplatis. Les vases destinés à contenir les liquides sont, suivant les cas, des verres de Bohême, des creusets ou des capsules de platine. Les principaux appareils usités sont les suivants :
1“ Appareil «les usines du Mansfeld. — Le courant est fourni par des piles de Pincus, modification de celles de Meidinger, construites avec dos
Fig. 85.
vases à piles ordinaires et des ballons. La couronne de zinc supérieure est remplacée par un disque de même métal (fig. 8o), supporté par trois fils de cuivre
et percé d’un trou central pour laisser passer le col du ballon; un des dis de suspension sert de pôle, l’autre est constitué par un disque de cuivre placé au fond du vase et relié avec l’extérieur par un fil recouvert de guLla-percha; de cette manière les différentes parties des 2 pôles sont à des distances à peu près égales en tous les points et plongent dans une liqueur qui a bien la même composition, la diffusion se, faisant suivant une tranche horizontale. Comme dans la pile de Meidinger, l’intensité va en augmentant pendant un certain temps pour diminuer ensuite; une batterie peut durer 7 à 8 semaines avec une intonsiti convenable, mais au bout de ce temps il faut renouveler les liquides. Les disques de cuivre ne doivent pas être trop éloignés des disques de zinc; une distance de 7-5 millimètres entre eux est la plus convenable.
L’électrode négative de l’appareil à éleclrolyse est constituée par un côiic de platine (fig. 86) pesant environ 20 grammes; l’électrode positive est un gros fil, contourné en spirale, fixé sur un pied et mis en communicalion avec le pôle cuivre de la batterie. Quant à la position relative du cône par rapport à la spirale, elle varie un peu avec la nature des dissolutions cuivriques, auxquelles cet appareil est surtout destiné; dans tous les cas, la spirale est placée au centre du cône, et la distance entre le bord inférieur de celui-ci et la base de la spirale doit
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S» Appurcil de Herpiii (fig. 87). — Cet appareil, qui n’est qu’une modification du précédent, s’applique surtout à l’analyse des matières riches en cuivre, comme le sont les maillechorts. Il se compose d’une grande capsule en
Fig. 87.
platine pesée, posée sur un trépied métallique, qui sert d’électrode négative ; l’électrode positive est constituée par une spirale de platine qui plonge dans la solution que renferme la capsule. Pour éviter les pertes de liquide par projection pendant l’opération, le tout est recouvert d’un entonnoir en verre.
;i* Appareil de M. Ilicke (fig. 88). — Ici le vase dans lequel se fait la décomposition est un creuset de platine D d’environ 60 millimètres de haut sur 50 de diamètre et d’une lame de platine. Dans le cas du plomb, du cuivre, du zinc et du nickel, cette lame est une sorte de tronc de cône C, de 40 millimètres de haut, ouvert aux deux extrémités, et reproduisant sensiblement la forme du creuset dans lequel il doit être suspendu sans le loucher ; il constitue le pôle négatif et le creuset le pôle positif. Le cône porte deux ou trois ouvertures longitudinales de petites dimensions, grâce auxquelles le liquide reste homogène et le courant passe régulièrement; la distance qui sépare le cône du creuset est de 2 à 4 millimètres.
Dans le cas où l’on effectue l’électrolyse d’un sel de manganèse, le cône est remplacé par un fil de platine contourné en spirale.
Le cône ou le fil de platine est suspendu, dans le creuset qu’il ne touche pas, au moyen d’un support formé d’une tige de verre plein, verticale, AB, assujettie dans une planche en bois ou dans une plaque de métal. Sur ce montant isolant s’adaptent par le moyen de vis :
1" Un anneau en laiton dans lequel on place le creuset, qui s’y trouve légère-
ment pressé par une vis servant aussi a fixer le fil de cuivre qu’on attache au pôle positif de la pile ;
2” Une tige en laiton portant deux ouvertures dans chacune desquelles pénètre une vis: l’une permet de suspendre le cône de platine dans le creuset, raulrc reçoit le fil qui communique au pôle négatif.
Afin de maintenir les contacts aussi parfaits que possible, le laiton est platiné ou doré. Pour empêcher les projections de liquide, on recouvre le creuset de deux demi-disques provenant d’un verre de montre coupé en deux parties.
et si l’on veut opérer à chaud, le creuset est placé dans une capsule pleine d’eau ou dans un petit réservoir métallique qu’on chauffe avec un bec de gaz.
Dans quelques cas on supprime le creuset extérieur pour le remplacer par des vases de verre ou de porcelaine, par des verres de Bohême en particulier. L’électrode négative est alors un cylindre plein en platine, et le pôle positif un réseau cylindrique de toile du môme métal; ces deux électrodes s’appuient sur le fond du vase. Enfin si l’on a besoin d’une action rapide, on peut ajouter au treillage métallique une spirale de platine.