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II. PRATIQUE DE L’ÉLECTROLYSE

La première recommandation à faire pour ce genre d’analyses est d’opérer avec des appareils d’une propreté absolue, c’est-à-dire avec des électrodes absolument dépouillées de matières grasses. Les capsules et les autres instruments employés comme cathodes devront même, dans certains cas, être parfaitement polis; une capsule dépolie intérieurement, rayée ou déformée, doit être remplacée, enfin les capsules sont spécialement réservées pour les dosages et polies au tour à l’intérieur; toutes ces précautions sont d’une importance capitale, si l’on

veut obtenir des dépôts assez adhérents au platine pour qu’on puisse les laver sans les détacher en partie.

Quand l’électrolyse fournit un métal et que la liqueur contient finalement un acide libre, il faut effectuer le lavage sans interrompre le courant si l’on veut empêcher la rcdissolution du métal ; on y arrive facilement en dirigeant dans la capsule où se fait l’éleclrolyse un courant d’eau qui en sort par un siphon ; au bout de peu de temps on peut interrompre le courant, terminer le lavage d’abord à l’eau, puis à l’alcool, de manière à empêcher toute oxydation par l’eau pendant la dessiccation, enfin peser l’électrode ; le métal s'enlève ensuite delà surface du platine à l’aide d’un acide convenablement choisi. D’ailleurs avant chaque opération les contacts, dont on réduira le nombre au minimum, doivent être vérifiés, de manière à assurer la transmission parfaite du courant.

Les électrodes présentent une surface aussi considérable que possible, et cette condition est importante surtout quand il s’agit de la production de dépôts de bioxydes, comme c’est le cas pour le plomb et le manganèse. Les capsules sont préférables aux creusets qui ont l'inconvénient de présenter une surface moindre et qui sont placés à une trop petite distance de l’électrode pour permettre la formation d’un dépôt cohérent.

Quant à la durée de l’électrolyse, elle varie d’un métal à l’autre; elle est plus courte à chaud qu’à froid, ce qui tient surtout à ce que la conductibilité des liquides diminue à mesure que leur température s’élève.

Les nombres suivants, empruntés à Blas, montrent la manière dont varie la durée des opérations:

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