‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 85 sur 266 · CHLORURES DE SOUFRE · texte numérisé non relu

CHLORURES DE SOUFRE

On les obtient en faisant passer un courant de chlore sur du soufre, et la composition des produits obtenus peut varier suivant les conditions dans lesquelles qn opère, et en particulier suivant qu’on a mis fin à l’expérience avant ou après que tout le soufre a disparu. Si l’on veut analyser le produit qui a pris naissance avant, on devra aller le puiser ii l’aide d’ampoules fermées seulement à une extrémité, et plongeant par fautre dans le liquide. L’ampoule ayant été préalablement chauffée, le liquide y monte; quand elle est pleine on la renverse, la pointe ouverte en l’air, et on la place dans un mélange réfrigérant, puis on chauffe légèrement la partie effilée avec une très petite flamme de gaz; on chasse ainsi le liquide qui s’y trouve, puis en fondant la pointe on ferme l’ampoule.

On l’introduit alors dans un flacon renfermant une quantité assez considérable d’une solution étendue de potasse ou de soude ; on ferme le flacon avec son bouchon, puis on le secoue pour briser l’ampoiile contre ses parois.

La décomposition est violente; elle donne naissance à un chlorure alcalin, à du sulfate, du sulfite, de l’hyposulfite du même alcali, enfin à du soufre, qui se dissout lentement en engendrant un sulfure et un hyposulfite. La dissolution étant complète, on divise la liqueur en deux parties égales pour y doser séparément le soufre et le chlore.

Ciilore. — Pour le chlore, on acidulé la liqueur par l’acide nitrique, et quand le soufre qui se forme dans la réaction est rassemblé, que l’acide sulfureux a cessé de se dégager, on filtre et on ajoute du nitrate d’argent. 11 se forme un dépôt de chlorure que l’on traite comme à l’ordinaire, en ayant soin toutefois de prolonger les lavages pour enlever la petite quantité de sulfate d’argent qui pourrait être mélangée au chlorure.

Soufre. — Pour le soufre, on chauffe la liqueur vers 50 ou 60 degrés, et on oxyde les composés sulfurés inférieurs par un courant de chlore. Quand la transformation est complète, on dose l’acide sulfurique à l’état de sulfate de baryte avec les précautions habituelles.

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