Tlu-oric des matières peptog-ènes
Scliiff est, avec Valentin, l’auteur de la théorie des substances peptogènes. D apres lui, la sécrétion du suc gastrique, acide et pepsique, n’aurait lieu que pendant la digestion; une fois cette digestion terminée, les glandes à suc gastrique, épuisées, ne donneraient plus qu’un liquide acide et exempt de pepsine, qui ne reparaîtrait dans le liquide qu’après l’intervention de substances qui chargeraient l’estomac de diastase. Ces substances, amenées par le sang où elles ne se trouvent pas d’une façon constante, proviendraient de nos aliments et seraient constituées principalement par la dextrine, la gélatine, les peptones le bouillon. ’
L expérience démontre effectivement la production abondante de pepsine, à la suite de l’injection intraveineuse, ou même simplement rectale, de dextrine ■ et Scliiff a montré qu’en injectant successivement de la dextrine dans le sang d'un lapin, on pouvait lui faire digérer, en six heures, 75 grammes d’albumine, c’est-àdire plus qu’un chien quatre ou cinq fois plus gros.
Suivant l’auteur, la salive dissoudrait les aliments et déterminerait une rapide absorption des peptogènes qui pénétreraient dans le sang par la surface de l’estomac et le gros intestin, à l’exclusion du duodénum, à cause de la présence des glandes mésentériques qui leur enlèvent leur action excitatrice spéciale.
L hypothèse des peptogènes, niée et combattue par de nombreux adversaires, entre autres Domenie, Goldstein, Unge, a été vérifiée par Schifflui-mème, puis par Ilerzen ; mais elle exige une modification en harmonie avec la découverte de ta substance pepsinigène; les peptogènes, apportés par le sang aux glandes de l’estomac, jouent un rôle aussi actif que parfaitement inconnu dans la transformation de la matière pepsinigène en pepsine définitive (Ilerzen).