‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 109 sur 722 · X. SUC GASTRIQUE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

X. SUC GASTRIQUE PATHOLOGIQUE

Nos connaissances relatives aux altérations que peut subir le suc gastrique

assez rÏÏZîd H malad,e'S ,°n SOnt réduites encore aujourd’hui à un nombre ast»ez restreint de données positives.

Dans l’embarras gastrique et le catarrhe aigu de Vestomac, la sécrétion du suc gastrique s’arrête dès le début; la sécrétion muqueuse subit, au contraire, une exacerbation qui remplit l’estomac d’un liquide alcalin, filant, plus ou moins visqueux, dans lequel on trouve de nombreux débris d’épithélium résultant de la prolifération suractivée de la couche superficielle de la muqueuse; ce

liquide est rejeté par les vomissements qui laissent dans la gorge une saveur fade, souvent amère, par suite de la présence de la bile qui colore'en jaune les liquides évacués. Les aliments que l’on peut alors commettre la faute d’ingérer, rencontrant un liquide dépourvu de propriétés digestives, agissent comme des corps étrangers, et, par une action réflexe, sont également rejetés par les vomissements.

Mais des débris alimentaires restent dans l’estomac et y subissent, grâce à la réaction du milieu, des décompositions et des fermentations variables avec leur nature, lesquelles s’accompagnent de production de gaz en quantité telle que surviennent ou des éructations abondantes, ou du tympanisme.

Ces éructations amènent la fétidité de l’haleine et s’accompagnent, souvent, du rejet de petites quantités de liquides, d’odeur et de saveur repoussantes, dont la composition varie suivant que la lermentation est acétique, butyrique ou lactique, mais qui laissent sur leur trajet une sensation de brûlure particulière.

Quand la décomposition porte sur des matières albuminoïdes, il se dégage de l’hydrogène sulfuré, et les renvois sont aussi infects que possible (Jaccoud).

Dans la forme bilieuse du catarrhe aigu de l’estomac, nommée fièvre gastrique bilieuse, caractérisée par une polycholie intense, et spéciale aux pays chauds et humides, les vomissements et vomituritions de bile jaune ou verte sont très fréquents.

Dans le catarrhe chronique, la sécrétion mucipare est encore suractivée • de là, des fermentations anormales, presque continues après chaque repas, avec production de gaz abondants qui provoquent des éructations, accompagnées de régurgitations partielles fort désagréables, simplement fades ou amères, ou qui, doivent aux acides de fermentation formés en quantité considérable dans le ventricule, des propriétés irritantes qui provoquent, sur leur trajet dans l’œsophage et le pharynx, une sensation de brûlure caractéristique (pyrosis). Le vomissement peut être, mais rarement, alimentaire et dans ce cas mélangé d’abondantes mucosités; les aliments ne sont pas modifiés dans le sens de la digestion normale, et doivent à la présence de l’acide butyrique une odeur et un goût extrêmement désagréables; rarement alors ils contiennent des sarcines.

Les vomissements non alimentaires, très pénibles et accompagnés d’efforts violents, sont bien plus fréquents. Ils sont formés de matières muqueuses, épaisses, disposées en longs filaments, ou d’un liquide aqueux, transparent, presque sans saveur, incolore ou teinté légèrement en jaune par la bile, et dans ce cas, amer.. Ce sont les liquides de gastrorrhée, de pituite, qui renferment des mucosités, mais surtout les produits visqueux de la tranformation anormale des matières hydrocarbonées. Celles-ci, àl’étatde santé, gardent dans l’estomac les formes transitoires qui résultent de l’action de la salive, mais dans le catarrhe chronique, par suite de l’altération du milieu stomacal, elles deviennent identiques à la masse gommeuse que produit la fermentation lactique (Frerichs).

Le liquide stomacal présente la même composition que la salive (Frerichs) ; et comme la sécrétion salivaire est toujours augmentée considérablement dans le catarrhe chronique, surtout dans le catarrhe alcoolique des buveurs, où le vomissement est pituiteux et a toujours lieu le matin, à jeun, on doit admettre qu’iL est formé par les liquides salivaires avalés surtout pendant la nuit.

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