I. Ferment peptonifiant
Les procédés de préparation du ferment peptonifiant du pancréas préconisés par les auteurs sont très nombreux; mais aucun d’eux, sauf peut-être celui de Lœvv, ne donne un produit pur, bien défini par la constance de sa composition et de ses propriétés. Nous indiquerons néanmoins, avec quelques détails, ceux qui tiennent le premier rang.
a. Procédé de Danilewski.
On broie, avec du sable, le pancréas d’un animal tué six heures après un repas
aXiires 6t °l 1illSS0 d1lgérer la pulpe dans de 1,eau à 25 ou 30 degrés, pendant 2 heures, apres lesquelles on exprime et on filtre le liquide. On ajoute un excès e magnésie calcinée; on filtre de nouveau, puis on traite par 1/3 de volume de collodion épais et l'on agite fortement. Le précipité gélatineux qui se forme est recueilli sur une toile, lavé à l’alcool, puis à l’éther, et enfin épuisé par l’eau ou excèiTerine qU1 d‘SS0Ut le ferment: 011 le reprécipite ensuite par de l’alcool en
esl^presa'ue bla'nrl ^ maf8e.jaunAtre> amorph«> hygroscopique, dontla poudre sous S P h ’ d’un bl«ncjaunàtre, donne un trouble passager
la d!L, aC'deS Chl0rhydrigue et acéli<lue •» excès, et ne se colore
!lc d!ne d M C°fln,aCt de racide az0tique- La solution "entre ou légèrement
lon elt i S d° fibHnC à 3S'45 degrés’ et les ^ansforme en pep-
lones, elle est sans action sur l’amidon et les corps gras.
b. Procédé de Wittich.
. C., pméio.„^8ueil celui qui . « décru p„„r h pepsine de
Irailéed'abordna,rTn i ’i épu,s''!’ par la fiScérinu la pulpe de pancréas non p alcool. La solution glycérinique se montre très active à l’égard f T !e,U elle donne, par r.lc.ol en ccès, un précipi'Æ
recnnl'„“d',pr '* f,brl"e' Ce
c. Procédé de Kühne.
l’alcnnf n<»rfaS ^ dpU,’Sd ^ de reaU à ° de^é= la solution traitée par i alcool, et le précipité alcoolique mis en digestion, pendant quelque temps, avec
sécl é nar l- qaUI rcnd 1 albumine insoluble. On reprend le coagulum des-
1 7 100 dll7UllSt1SS0Ut-!e lerment’ et *'0n addUionne la S0luti011 aqueuse de
mfûn ! ' , aCé qUe 1 11 SC pr0duit un Préc*P>té qu’on sépare par le filtre et
q on lave; les liquides acides sontalcalinisés par le carbonate de soude et portés
i , ,tr r i.“ “r t Trcr les sels ,erreüi précii’i,és ei —
e soi e le il IfT/ M P°“ “ “b0rd <I,ÎS ^ On soumet
suite le liquide a la dialyse qui élimine le restant de la tyrosine et une cer-
dZLZTkl ï in<3 Ct.dC Pept0ne' Puis °n achèvc l’évaporation et la rent et un peu «JJ." qU1 * fi“ale,"eDt "" résidu jaan« P^e, transpa-
lesLcarPr0.dUit °bîenU’ aUqUCl KÜIme d°nne le nom de ^Psine (1876) présente les caractères suivants : il est très soluble dans l’eau, insoluble Ll mZ et
gycerme, parfaitement sec, il peut être porté à 160 degrés sans altération à 40 do ‘ris aqUCUS- 1Simple’ °U légèrement ^caiinisée par la soude, reste intacte ’ mais,s al,ere rapidement à 70 degrés et perd son activité; soumise à . “ .' I0” avec les aC]des> elle est coagulée et se dédouble en 20 p. 100 d’albumine insoluble et 80 p. 1 00 de pcptone. Elle est détruite par la pepsine en solution acide, mais l’inverse n’a pas lieu.
11 semble résulter du dédoublement de la trypsine sous l’influence des acides, en albumine coagulée et en peptones, comme de son insolubilité dans la glycérine alors que Wittich a extrait du pancréas, au moyen de ce dernier véhicule, un ferment peptonifiant très actif, que le produit de Rühne n’est rien moins que pur. La trypsine n’a d’ailleurs pas été analysée.
La trypsine de Kühne dissout presque instantanément et en grande quantité la fibrine. L’acide acétique à 1/2 p. 100 ne modifie pas cette action, tandis qu’elle est entravée par les acides minéraux, chlorhydrique, sulfurique, azotique, et que le ferment est détruit lorsque le liquide contient plus de 1/2 p. 1000 d’acide.
Tout récemment (1886), Kühne a indiqué un nouveau procédé de préparation de la trypsine : on laisse macérer pendant 4 heures la glande pancréatique dilacérée dans une solution à 0,1 p. 100 d’acide salicylique, puis on filtre. Le résidu solide est abandonné pendant 12 heures au contact d’une solution de thymol et de soude à 0,1 p. 100; on filtre de. nouveau. Les deux liquides acides et alcalins sont réunis et concentrés lentement et à basse température, de manière à arriver à une richesse de 0,5 p. 100 de thymol et autant de soude. On laisse refroidir et l’on sépare les cristaux de tyrosine; le liquide est acidulé par l’acide acétique et saturé de sulfate d’ammonium en cristaux. Il se sépare une masse poisseuse qui contient toute la trypsine; on la recueille sur un filtre qu’on lave avec une solution saturée de sulfate ammonique jusqu’à disparition de la réaction- du biuret. Le précipité lavé représente la trypsine purifiée qu’on peut dessécher sur l’acide sulfurique et qui, dissoute dans une solution de soude à 0,25 p. 100 additionnée d’un peu de thymol, donne un suc artificiel stable et jouissant d’un pouvoir digestif très énergique.
L’élimination du sulfate ammonique et la purification complète de la trypsine se font par dialyse et précipitations réitérées par l'alcool. La trypsine se présente alors sous la forme d'une masse amorphe, blanche, pulvérulente.
d. Procédé de Lœw.
La glande hachée est abandonnée à elle-même à 14 degrés pendant 2 jours puis mise à digérer pendant 2 autres jours avec une fois et demie son poids d’alcool à 40 p. 100. La masse est passée à travers un tamis de soie; le liquide est filtré et précipité par un mélange de 2 volumes d’alcool et 1 volume d'éther. Le précipité recueilli et exprimé est dissout dans l’eau, reprécipité par l’alcool éthéré, et séché sur l’acide sulfurique. On obtient ainsi un mélange de ferment et de peptones que l’on sépare en dissolvant le précipité dans l’eau et précipitant les peptones par l’acétate basique de plomb. On filtre, puis on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré dans le liquide filtré pour éliminer l’excès de plomb; on filtre de nouveau, et l’on précipite le ferment par un mélange d’alcool et d’éther. On lave la masse sirupeuse et épaisse à l’alcool absolu, et on la sèche sur l’acide sulfurique.
Par ce procédé, Lœw a obtenu (1882), pour 100 de pancréas, 0,2 de ferment purifié, très soluble dans l’eau, et offrant à la fois les propriétés peptogène et saccharigène ; celles-ci disparaissent à 69-70 degrés. Ce ferment présente toutes les réactions des peptones véritables; et quand il a perdu, par l’ébullition, son action spécifique, il ne se distingue plus en rien de cette classe de corps dont il
possède d’ailleurs la composition, comme le montrent les chiffres suivants i
Carbone. .
Hydrogène Azote. . .
Oxygène. .
Soufre. .