II. ferment diantnnl(|ne
Ce ferment, dont l’existence dans le suc pancréatique avait été signalée par Cl. Bernard (1856), se trouve tout formé dans la glande. En 1844 déjà, Valentin avait reconnu que l’infusion de pancréas saccharitiait l’amidon, mais jusqu’à présent le ferment lui-même n’a pas encore été isolé à l’état de pureté, bien que l’on ait indiqué plusieurs procédés de préparation.
a. Procédé de Cohnheim.
hauteur épuise le pancréas par l’eau de chaux et soumet l’infusion calcaire à la série des opérations appliquées par lui, le premier, à l’extraction delaptyaline des glandes salivaires. Le ferment qu’il obtient est soluble dans l’eau et dans la glycérine, et précipité de ses solutions par l'alcool; il est précipité en partie par 1 acétate de plomb, qui ne l’altère pas. D’après Kroger, il est détruit par les alcalis, les acides minéraux et l’acide acétique. A 40 degrés, il saccharifie très rapidement l'empois d'amidon. Il diffuse plus rapidement que les autres ferments à travers le parchemin végétal; sa solution aqueuse devient inactive quand on le chauffe à 70 degrés, tandis que, parfaitement sêc, il supporte une température de 1 00 degrés et plus.
b. Procédé de Wittich.
Wittich prépare le ferment diastasique en faisant d’abord macérer le pancréas de bœuf dilacéré, dans l’alcool fort, puis l’épuisant par la glycérine. Suivant l’auteur, l’alcool détermine la coagulation définitive ou la disparition du ferment peptonifiant qui se trouve mélangé au ferment diastasique, si on ne passe pas au préalable par l’alcool.
Cette opinion est contredite par Ilüfner qui soutient, en s’appuyant sur son expérience personnelle, que même en faisant intervenir l’alcool, on obtient toujours les deux ferments, sucré et peptonique, mélangés.
En purifiant son produit par des dissolutions successives dans la glycérine et des précipitations par l’alcool, Ilüfner a obtenu un corps de composition voisine de celle de l’émulsine; l’analyse centésimale lui a donné, en effet :
Carbone . 43,09 - 43,59
Hydrogène . . . 6,5 - 6,8
Soufre . 0,88
Azote . 13,8 -14
Ce corps donne, par l’incinération, un résidu fixe de 7 à 8 p. 100 environ.
L’auteur dit avoir préparé des ferments analogues avec les glandes salivaires,-.
les poumons et le vieux fromage, et les envisage comme des dérivés, par oxydation, des matières albuminoïdes; ces résultats ont été vérifiés pur Podolinski et Liversdige.
c. Procédé de Danilewski.
Dans la préparation du ferment peptonique, le liquide séparé du précipité formé par l’addition de collodion retient la diaslase sucrée; on l’évapore rapidement au I /6, dans le vide, et on le mélange d’alcool fort; le précipité qui se forme est traité par de l’alcool a 50 degrés centésimaux, qui redissout le ferment avec quelques sels et un peu de tyrosine, et laisse l’albumine coagulée; on dialyse puis on précipite, par l'alcool fort, le liquide privé des sels et concentré dans le vide. Le précipité desséché constitue le ferment diastasique, dont la solution transforme rapidement l’amidon en sucre.