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Digestion pancréatique tics matières amylacées

Le suc pancréatique transforme rapidement l’amidon cru, et surtout cuit, en dextrine et matière sucrée. Quelques minutes suffisent pour faire disparaître la

coloration bleue de l’amidon avec l’iode. Cette propriété, observée par Valentin en Allemagne, Bouchardat, Sandras et Cl. Bernard en France, est analogue à celle de la ptyaline et de la maltine, mais bien plus énergique et plus rapide; ainsi Kroger a Irouvé que l gramme de suc pancréatique de chien contenant seulement t4 milligrammes de principes solides, peut saccharifier, à 35 degrés et en une demi-heure, 4*r,672 d’amidon. D’après Klug, le suc pancréatique frais de l’homme dissout, en trois heures, 15 p. 100 d’amidon cuit et seulement 8 p. ioo d'amidon cru.

Comme avec toutes les diastases saccharigènes, le produit principal de la réaction n’est pas de la glucose, ainsi qu'on l’avait cru pendant longtemps, mais de la maltose; à côté, l’on trouve de l'achrodextrine et une petite quantité seulement de glucose (Musculus et de M hring); celle-ci augmente aux dépens de la maltose, quand on prolonge l’opération (12 heures et plus), mais il est probable que cette aclion secondaire est due à l’intervention de bactéries. L’équation suivante rend compte de la formation des produits principaux :

21C6HII,05 + 9H*0 = CMHwOM + 80**11*20" + C6H,!06

Nous renvoyons d’ailleurs, pour plus de détails, à ce qui a été dit à ce sujet dans l'élude de la salive.

L'aciion saccharifiante du suc pancréatique s’accroît de 0 à 30 degrés, reste constante et maximum de 30 à 45 degrés, et disparaît vers 63-70 degrés.

Le suc pancréatique saccharifie aussi la matière glycogène, mais moins vite que l'amidon; il transforme également en sucre l'achrodexlrine, ce que ne fait pas la ptyaline; il est sans action sur la saccharose et l’inuline.

La quantité de matière amylacée ou glycogène saccharifiée est exactement proportionnelle à la valeur du suc pancréatique, c'est-à-dire qu’elle croît pro porlionnellement à la quantité de suc employé, et que le temps nécessaire à la saccharification est inversement proportionnel à celte quantité de liquide.

L’action du suc pancréatique n’est pas entravée par la présence des autres sucs digestifs, de la graisse, des matières albuminoïdes, de l’acide phénique très étendu; elle est troublée par l’addition de carbonate de sodium à 0,05 p loo Cl. Bernard et Schmidt ont constaté que l’arrivée du liquide stomacal’ dans l*in testin n’arrête la fermentation saccharine qu’en l’absence de matières albumû noïdes sur lesquelles il puisse porter son action.

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