DIGESTION DE LA CELLULOSE CHEZ L’HOMME
Bien que des expériences directes n’aient pas été faites sur la digestibilité de la cellulose chez 1 homme, il est permis d’admettre, a priori, qu’elle se produit comme chez les animaux, et que celle que nous ingérons, crue ou cuite, dans lies legumes alimentaires, doit être assimilée en grande partie, surtout après qu’elle a subi la cuisson. 4
D’ailleurs nous n’avons pas à notre disposition les variétés si nombreuses de cellulose que les herbivores trouvent à leur convenance, et nous ne consommons guere que les sortes très jeunes et très tendres, mais qui, par cela même sont celles que préfère l’amylobacter. En outre, la quantité d’aliments crus que nous ingérons est, en général, très faible; ils ont d’ordinaire été lavés assez soigneusement à l’eau, et par conséquent privés de la majeure partie des germes dont ils étaient imprégnés. Ceux qui ont été cuits n’en renferment plus. Pour
toutes ces raisons, on conçoit que le bacille amylobacter ne soit pas aussi abondant chez l'homme que chez les animaux, et ne manifeste son activité qu’avec une bien moindre énergie, dans le tube intestinal humain. Mais cette conclusion ne doit pas être prise dans un sens trop absolu ; et Duclaux fait remarquer qu’il est des cas où la digestion de la cellulose, même sous des formes assez dures,, peut devenir très active dans le tube digestif de l’homme, dont le contenu fourmille alors de bacilles caractéristiques.