MEMBRANE D’ENVELOPPE
La membrane d'enveloppe est réfractaire à l’action de l’acide acétique, des acides minéraux et de la potasse étendue; quelquefois cependant elle peut se dissoudre, ce qui montre la non-identité de la cellule conjonctive dont elT provient.
Elle est constituée par une substance gélalinisable, soluble dans l’eau bouil tante, analogue aux fibrilles du tissu conjonctif, et d’une autre matière complètement insoluble dans l’eau bouillante et constituée par de l’élastine • sous l’influence du suc gastrique, elle est digérée en partie et dissociée avec 'résidu insoluble de substance élastique.
Le contenu des cellules adipeuses, liquide et transparent sur le vivant s solidifie et devient opaque après le refroidissement du cadavre. 11 est formé rtn meJange, en proportions variables, des trois principes gras: tripalmitine et tvisteamne solides, trioléine liquide; Heintz (1) a prétendu que ce que Che vreul (2) ava.t pris pour de la trimargarine n’est qu’un mélange les deu^ homologues super, eur et inferieur, tripalmitine et tristéarine, et que eeZ margarine n existe pas dans la graisse animale. 4 eUe
Mais ses expériences semblent démontrer qu’il existe de la palmitine et de 1» stéarine dans les graisses animales, et non pas absolument qu’il ne s’y tronv! pas de margarine (3). y uuve
La plasticité des graisses animales, leur point de fusion dépendent évidem ment de la proportion suivant laquelle se trouvent mélangés les principes «ra~ solides et l’oléine, dont voici les points de fusion :
Tripalmitine, fond entre 46° et 62°, 8, se solidifie à 4S»-S0°
Tristéarine, — 51» et 66», 5, — 530
Trioléine, solide au-dessous de 0», de -3» à -30», suivant les origines.
C’est à l’oléine que la graisse humaine doit d’être liquide à la température d„ corps vivant et même au dessous. ûu
Ces trois éthers de la glycérine (Berthelet) (4), dont ce n’est pas le lieu d’ém ,l,«r les propres, son! souvent mélangés d'une pelile quantité d'autres principes 8r.s homologues, v.n.ble, avec les espèce, animales. Ainsi le beurre de renferme de la butyrine, de la caproïne, de la capryline et de la c ^
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sont absents ou n’existent qu’à l’état de traces dan; les' 'grai"^^^^^
l'économie ; la graisse humaine renferme 11 de dauphin contient de la va lèrine,
1 peu de capryline (Lerch); i’huile retrouve dans l’huile de foie
morue; on trouve, dans la graisse d’oie, de la bulyrine et de la caproïne • VII, p. 352, 1852, et poggend
(1) Heintz, Zeitsch. f. d. gesamm. Naturwissensch Ann., t. LXXXVII, p. 553.
(2) Chevreui, Recherches chimiques sur les corps gras, Paris, 1823.
(3) Consulter à ce sujet : Würlz, Ann. de Chim. et Phys. (3), t. XL» p. U6
(4) Berthelot, Ann. de Chim. et Phys. (3), t. XLI, p. 216, 1854.