‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 271 sur 722 · VII. DE LÀ GRAISSE EN DEHORS DU TISSU ADIPEUX · texte numérisé non relu

VII. DE LÀ GRAISSE EN DEHORS DU TISSU ADIPEUX

Outre son accumulation dans le tissu adipeux, la graisse est répandue dans tout l’organisme, dans tous les liquides (sauf l’urine) comme dans les tissus, sous forme de gouttelettes libres ou renfermées dans les cellules non adipeuses les plus diverses.

On en trouve dans le sang, le chyme, le lait, la salive, le mucus, les diverses sérosités, les épithéliums de l’estomac et de l’intestin, les globules rouges et blancs du sang, la moelle des os, les tumeurs diverses ; à l’état pathologique, elle se rencontre en quantité anormale dans les éléments cellulaires de tous les tissus affectés de ce que l’on appelle la dégénérescence granulo-graisseuse, ou en train de se détruire, par exemple dans le foie, le cœur, les globules sanguins, etc.; elle peut s’accumuler pour former des tumeurs (lipomes) dans des endroits où l’on ne trouve pas normalement de graisse en quantité appréciable.

al Proportion des corps gras répandus dans l’organisme. — Les corps gras sont répartis en quantité très variable dans les divers tissus et liquides de l'économie ; le tableau suivant, emprunté à Gorup-Besanez (1), donne les quantités croissantes de graisses que renferment, en moyenne, les diverses parties de l’organisme :

Proportion de graisse, p. 100, contenue dans les liquides et tissus de l’économie.

Corps vitre de l’œil

Lymphe .

Synovie .

Eau amniotique . .

Chyle .

Sang .

Cartilages .

Os .

Bile humaine. . . .

Cristallin .

Les chiffres qui précèdent n’ont, bien entendu, aucune valeur absolue et n’expriment que des données approximatives, d’autant plus que les auteurs ont souvent compté, comme matière grasse, tout ce qui se dissolvait dans l’alcool et dans l’éther. Or, c’est précisément dans le cas où la quantité de matière grasse réelle est très faible, comme dans le sang, le chyle, etc., que la cholestérine et la lécithine qui l’accompagnent souvent deviennent relativement plus appréciables et vicient d’autant plus les résultats.

(1) Gorup-Besanez, Chim. physiol., trad. franç., t. I, p. 239.

Foie (homme) . 2 t

Muscles (homme) .... 3 ’o

p»iis .

Lait . 3

Pie-mère .

Cerveau . 8*0

QEuf-dc poule . (j

Substance blanche du cerveau . . . ^O n

Nerfs . ^ ' 22’”

Moelle allongée . G

Tissu adipeux . 8» 7

Moelle des os . a,,’

b) Quantité totale de graisse de l’organisme. - Celle quantité est essentiellement var.able suivant fétat physiologique de l’individu ; elle sera beaucoup plus considérable chez un individu bien nourri, ne travaillant guère et mani testant des tendances à l’obésité, que chez un ouvrier fatiguant beaucoup ou que chez un homme émacié par les privations.

Burdach évalue la totalité des graisses, chez l’homme à l’état normal, à t/20’ ou 5 p. 100 du poids total du corps. Moleschott abaisse cette proportion à la moitié, soit t/40' ou 2,5 p. tOO. Ces chiffres seraient beaucoup (rop faibles d apres Bischoff qui admet la répartition suivante de la graisse, dans les diverses parties du corps d’un individu de 33 ans, pesant 68k«,65 :

Poids total de graisse chez un individu pesant 68ke,65.

“ ET 0HGANES

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