AMIDON
379 grammes
Les quantités de corps gras fixées dans l’organisme paraissent bien proportionnelles à la richesse de l’alimentation en matières albuminoïdes.
Sans cherchera expliquer par quel processus (3) s’effectue la transformation des matières albuminoïdes en corps gras, nous admettrons, en nous basant tout spécialement sur les expériences d'alimentation résumées précédemment et qui, seules, sont probantes, qu’une partie des graisses provient des albuminoïdes de F alimentation.
On a voulu calculer théoriquement dans quelle proportion l’albumine se transforme en graisse. Voit et Ilenneberg ont admis un maximum théorique de 51 de graisse p. 100 de matière azotée; mais ce chiffre est manifestement exagéré, et l’expérience directe a donné à Voit une proportion beaucoup plus modérée, de 3 à 12 p. 100 et souvent même au-dessous.
(1) Voit et Pettenkofer, Zeitsch. f. Biol., t. VI, p. 377, 1870 ; t. VII, p. 433 et 487, 1871.
(2) Voit, Ueber die Fettbildung im Thierkorper, Sitzungsb. d. Bayer. Akad., 1867; Zeitsch. f. Biol., t. V, 1869.
(3) Voit l Zeitsch . f. Biol., t. V, p. 79) et Henneberg ( loc . cil.) ont admis la possibilité d’un dédoublement des matières albuminoïdes en matières grasses et en urée, celles-ci renfermant tout l’azote de la matière protéique, ce qui est probable; Hoppe-Scylcr ( Physiol . Chem., p. 1005) fait remarquer que ce mode de dérivation des graisses n’est qu’une simple hypothèse ; IVürtz suppose qu’on pourrait faire intervenir, dans la formation de la graisse aux dépens des albuminoïdes, la substance dextriniforme, voisine des hydrocarbonés, que Scliützenberger a trouvée parmi les produits de dédoublement par hydratation de ces matières protéiques. (Ch. biologique, p. 543, 1885.)
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — GAKNIER.
Kiihne (1), Fleischer (2) et Stolimann (3), ont calculé que un tiers seulement delà matière grasse contenue dans le lait de vache se forme aux dépens des matières albuminoïdes de l’organisme, les deux autres tiers étant couverts par la graisse et l’ensemble des matières albuminoïdes contenues dans l’intestin et provenant des aliments; cette proportion paraît exagérée après les expériences de Voit et Pettenkofer.