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Hanriot a étudié les variations du quotient respiratoire chez les diabétiques (l) ; il a été amené à conclure que, dans le diabète gras, la glucosurie est constituée par la non-transformation du glucose en graisse. Le malade est alors privé de l’un des deux modes de formation des graisses dans l’organisme; et si, en outre une altération de la fonction pancréatique vient s’opposer à l’absorption des graisses en nature, le diabète maigre s’établit, rapidement suivi de consomption.
Celte conception du mode de formation des graisses par dédoublement des hydrocarbonés, entrevue par A. Gautier (2) et démontrée par Hanriot, est une nouvelle preuve de la vie cellulaire en partie anaérobie des êtres supérieurs et du mode de fonctionnement de leurs cellules anaérobies à la façon des ferments.
IV. MODES D’ABSORPTION DES GRAISSES; LEUR PRODUCTION PAR LES ACIDES GRAS.
On a vu, dans l’étude de la digestion et du mode d’absorption des corps gras que ceux-ci sont émulsionnés dans l’intestin et pénètrent en nature dans les chylifères, mais qu’une certaine quantité était saponifiée et dédoublée en acides gras et glycérine.
Ces deux produits de dédoublement sont facilement absorbés et régénèrent immédiatement les corps gras correspondants. En effet, Perewoznikoff (3), puis Will et Woroschilow ont observé qu’aussitôt après l’injection dans l’intestin d’un mélange de glycérine et de savons alcalins, les villosités intestinales se remplissent de gouttelettes de graisse, et le chyle prend un aspect laiteux. D'après Munk (4), 1/8* environ des corps gras de l’alimenlation seraient ainsi absorbés et régénérés, après saponification préalable dans l’intestin grêle.
(1) Hanriot, Compt. rend., t. CXIV, p. *32.
(2) A. Gautier, Chimie biol., 1892, p. 767.
(3) Perewoznikoff, Centr. f. d. med. Wissensch., 1876, p.831.
(1) Munk, Deutsch. med. Wochensch., I. VI, 1880.