‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 282 sur 722 · ROLE PHYSIOLOGIQUE DES GRAISSES DANS L’ORGANISME · texte numérisé non relu

ROLE PHYSIOLOGIQUE DES GRAISSES DANS L’ORGANISME

une moindre oxydation des matières albuminoïdes que chez le second où la substance du muscle est obligée de faire les frais de la calorification

On est conduit à admettre que, sous l’influence de l'oxygène inspiré, les matières grasses se transforment en produits d’oxydation dont les termes ultimes, les seuls tangibles, sont l’acide carbonique et l’eau; cette oxydation nest cependant pas immédiate, car les graisses ne sont pas attaquées nar 1 oxygéné pur, même sous la forme d’ozone, à moins qu’on n’opère à la température excessive de 116° (Schulze).

Gorup-Besanez a constaté que l’oxygène et l’ozone pouvaient en revanche décomposer et saponifier rapidement les graisses, en présence des carbonates alcalins. Il semble donc plausible d’admettre que les corps gras passent dans le sang des que celui-ci n’est plus saturé de graisses, ni enrichi en sucres par les aliments ; Us sont décomposés dans le plasma sanguin alcalin avec production de savons et de glycérine qui sont ensuite comburés complètement comme les autres sels et acides organiques. De lait, on trouve des savons alcalins dans le pasma sanguin et peut-être pourrait-on arriver à les extraire des cellules adipeuses préalablement privées des corps gras par l’éther pur.

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