CARACTÈRES ANATOMIQUES ET HISTOLOGIQUES DES MUSCLES. «I
dans le sens de celui de la fibre, et disposés en tranches discoïdes ( disdiaclaslcs de Brücke) (1) perpendiculaires à cel axe, de telle sorte que chaque casier renfermerait, d’après Engelmann, neuf de ces tranches.
Le diverses couches de prismes paraissent séparées par le plasma musculaire, et concourent probablement à donner au muscle son aspect strié transversalement, tandis que la striation longitudinale serait due à la superposition exacte des éléments prismatiques, dans chaque fibrille élémentaire.
La constitution d’une fibrille élémentaire se révèle nettement au microscope par l’examen des muscles de certains animaux inférieurs, et spécialement d’insectes tels que les hydrophiles et les dystiques (2) qui montrent souvent des fibrilles bien distinctes, séparées très nettement les unes des autres par un large espace rempli de tissu gras.
Cette fibrille isolée se compose d'une véritable colonne de disques obscurs, en général plus hauts que larges, et colorables en rouge par le picrocarminate, séparés les uns des autres par une bande claire que subdivise en deux parties égales un mince disque obscur encore colorable. Ces éléments se succèdent dans l'ordre suivant : un disque obscur épais, une bande claire, un disque obscur mince, une bande claire et de nouveau un disque obscur épais. Cette disposition fait ressembler l’ensemble à une pile de Voila.
Dans un muscle, les éléments prismatiques sont d’autant plus courts, et par suite plus nombreux, que le muscle doit se contracter plus rapidement.