MUSCLES LISSES
Les muscles lisses, ordinairement étalés sous la forme de plans d’épaisseur variable, ne sont pas encore complètement définis dans leur structure histologique. Ils résultent de l’accolement de cellules longues de 0mm,05o à 2 millimètres et effilées aux deux bouts, groupées en faisceaux à peu près dirigés dans le même sens, mais souvent obliques et entre-croisés.
Ces cellules fusiformes possèdent un noyau central allongé avec plusieurs nucléoles et paraissent dépourvues de sarcolemme, sauf peut-être celles de l’utérus (Kôlliker).
Le noyau ovoïde de la fibre lisse est enveloppé d’un protoplasma granuleux accumulé surtout aux deux extrémités du noyau ; ce protoplasma sépare le noyau de la substance contractile ; ce protoplasma est toujours alcalin, même après l’établissement de la rigidité cadavérique.
Les fibres lisses sont intimement réunies par une substance cimentante de nature albumineuse qui ne cède qu’à l’action des acides et en particulier de l’acide nitrique à 20 p. 100 (Kôlliker) et surtout à celle de la potasse à 3b ou 40 p. 100 (Molleschott).
Le contenu des fibres lisses renferme-l-il les deux substances, biréfringente et isotrope, qu’on distingue dans les fibres striées? Il paraît seulement établi que leur matière est biréfringente et dextrogyre, et contient une substance
(1) Brücke, Denkschriften der Math, naturwiss. Classe der Wiener Acad, der Wissenchaften, t. XV, p. 69, 1858.
(2) Consulter à ce sujet, dans Frey, Histologie, trad. franç., p. 367, la note de Ranvier.
myosigène, spontanément çoagulable surtout vers 45», et une albumine coagulée à 73°.