GROUPE DE
6 grenouilles
12 grenouilles
15 grenouilles
Patte inactive .
Patte tétanisée .
Des variations dans le même sens ont été observées par Demant, après •l’injection de curare et de strychnine.
Chandelon (2) a démontré que la proportion de glycogène augmente, dans le muscle, après la section des nerfs qui s’y rendent; l’auteur a trouvé les moyennes suivantes, en traitant les muscles de trois à cinq jours après la section des nerfs, sur des lapins :
Glycogène p. 100 (moyennes).
Muscles innervés . 0,0612
Muscles énervés . 0,267
Ces chiffres sont éloquents et prouvent nettement l’influence du travail sur la transformation ultérieure du glycogène. 11 en est de même des résultats déjà mentionnés deMonari(p. 500) (3), qui prouvent que, dans le muscle fatigué, on ne trouve environ que le tiers de la quantité de glycogène qui existe dans le muscle au repos.
Le glycogène disparaît donc du muscle, transformé, au moins en partie, en acide lactique dont on a déjà étudié le sort ultérieur. Nous disons au moins en partie, car étant donnée la facilité avec laquelle le glycogène se saccharifie, la glucose que l'on trouve dans la viande lui doit aussi certainement son origine (Nasse).
Ces transformations paraissent s’effectuer sous l’influence de certains ferments diastasiques dont on a réussi à isoler au moins l’un, la diastase sacchi:rifiante (Piotrowski, Ellenberger et Hofmeister).
Ce qui paraît donner raison à cette théorie de l’intervention des diastases, ce sont les modifications qui se produisent dans le muscle après la mort, dans certaines circonstances :
1» La matière glycogène disparaît plus ou moins rapidement après la mort, avant
(1) Woiss, Wiener Akad. Bericht., t. LXIV, juli 1871.
(2) Chandelon, Arc h. f. Physiol., t. XIII, p. 626, et Maly’s Jahresb., t. VI, p. 213, jgyg,
(3) Monari, Maly’s Jahresb., t. XIX, p. 303, 1889.
ÉLÉMENTS DE L’EXTRAIT AQUEUX DE LA VIANDE. — GLYCOGÈNE. souque les premiers indices de la putréfaction se soient manifestés (Hoppe-Seyler) (I) ; Prauzmtz (2) a observé une diminution de 25 à 58 p. 100, en un laps d< temps de trente à soixante minutes; mais on doit, dans cette expérience, éviter avec le plus grand soin la décomposition putride qui détermine la disparition très rapide du glycogène, ainsi que l’a démontré Bœhm (3) dont voici les résultats principaux :
Variation du glycogène dans les muscles du chat après la mort (Bœhm).
MUSCLES CONSERVÉS AU FRAIS (rigidité simple)