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ÉLÉMENTS DE L’EXTRAIT AQUEUX DE LA VIANDE. GLUCOSE

raisins si répandue dans le règne végétal, existe aussi chez, l’homme et les animaux. En dehors de celle qui prend naissance dans le tube digestif par la digestion des amylacés, ou qui existe toute formée dans nos aliments, elle se trouve dans le sang et dans un certain nombre de liquides et de tissus de l’organisme.

On l a retirée du liquide amniotique et de l’allantoïde des herbivores, de l’urine du foetus de vache et de mouton, du blanc et du jaune de l’œuf des oiseaux et chez I homme, dans les cas de diabète, de la plupart des sécrétions et excrélions, urines, sueurs, salive, etc... Elle existe dans le tissu musculaire, dans certains organes tels que le thymus, mais surtout le foie C’est à Meissner qu’on doit la découverte, dans les muscles, de la glucose à laquelle il avait donné le nom de sucre musculaire (t)

La glucose est certainement tenue en dissolution dans les tissus et organes qui en renferment. or°dnes

Extraction de la viande. - L’extrait de viande ou le bouillon débarrassé d albumine, est précipité d’abord par l’acétate de plomb, puis par un m' hnge

qu’oTlaveÏÎ’ ^ Pl°mb-et d'amm°niaqUe- °n reci,eille le s<*ond précipité après l’avoir d T' “°"laCale’ pms 1u’on ^compose par l’hydrogène sulfuré Dorée à sinon ^ .!eaU‘ La 1,qUeur Séparée du s,lIfure de Plomb est évavingl quatre h ^ 6 &VeC ^ ®able’ eSt mis en digestion pendant

addÜt d 68 T 001 ' 0°° Centésimailx’ ^ solution alcoolique,

les parois du va T ? P°taSSe ^ S°1Uti°n illcooli1ue> laisse cristalliser sur les parois du vase du glucosate de potasse qu’on sépare, redissout dans l’eau et

évaporée^t ren “ f?*" ^ La solution aqueuse^

évaporation de^cooL ’ ** * “ ^ la glUC°Se qai *'esle ap-

ment et’irn m ^°rm^tion' ~ La S^ose du tube digestif ne pénètre pas directement et en masse dans la circulation générale; elle s’accumule, ainsi qu’on le verra, dans le foie, sous la forme de glycogène qui se transforme ensuite par un phenomene d’hydratation inverse de celui qui lui a donné naissance, en glucose q eversee seulement alors, et en proportion sensiblement constante et con-

SUS'hépatiq,les’ aussi bien pendant d’après les actes de la digestion. Ce n est que quand l’alimentation devient très riche en sucre qu’une

générale. & immédiatement le et passe dans la circulation

Quoiqu’il en soit de son origine, la glucose qui est contenue dans le san- doit passer par d,ffusion dans tous les liquides et tissus du corps; ces à sa s^ou une des origines du sucre musculaire- maic . . s s dotUe

Slvcosène et être te ré= i,T! ’ peut aUSSI Provenir de la matière

Otyco0ene, et être le résultat d une transformation des tissus

naH i’Tnnem!) drn<3r ““ apparence de vérité à cette proposition, c’est, d’une line ’inieefinn h”D a suc^e dans les muscles rendus entièrement exsangues par

ZTcZ Z Z leS V“Ma"X’ * “ » P^sence de‘e,„cL

■tans la chan des animaux soumis pendant un temps prolongé à un réo-ime exclusivement azoté (Meissner) (8). °

(1) Meissner, Gotting. nachr., 1861, n» 15- 1862 n« 20

(2) Meissner, loc. cit.

Transformation et élimination de la glucose du muscle. — La proportion de glucose: contenue dans le sang d’un individu sain reste sensiblement constante; même après injection directe dans les veines, elle ne passe pas dans les urines, ce qui prouve qu’elle est oxydée dans le torrent circulatoire ou dans les tissus.

La destruction de la glucose dans le sang doit être très faible, puisque la proportion qu’en renferme ce liquide physiologique reste sensiblement la même dans toute l’étendue du système artériel; c’est dans les tissus que s’effectue la combustion de la majeure partie du sucre, et l’analyse comparative du sang artériel et du sang veineux (artères et veines crurales et jugulaires) montre que cette combustion a lieu surtout dans les capillaires généraux, c’est-à dire dans les muscles, les centres nerveux et, accessoirement, dans d’autres organes tels que les glandes.

Malheureusement pour cette théorie, l’analyse comparative de la glucose dans les muscles inactifs ou actifs, paralysés ou tétanisés, n’a pas fourni de résultats précis comme pour le glycogène; seuls, Chauveau et Kauffmann (I) ont montré plus récemment (1885), en s'adressant au muscle masséler et aux glandes salivaires du cheval, que la destruction du sucre est plus forte dans les muscles que dans les glandes, plus forte aussi dans la période d'activité que dans le repos.

La question qui se pose maintenant est celle du mode de décomposition de la glucose et de la nature des produits qui en dérivent. Si l’on considère l’oxydnbilité si grande de la glucose et du sucre de canne, en dehors même de l’organisme, sous l’influence de l’ozone et de solutions alcalines, avec formation exclusive d'acide carbonique et d’acide formique sans autres produits intermédiaires (Gorup-Besanez), on est conduit à admettre la destruction de la plus grande partie de la glucose du muscle, sur place, avec production d’acide carbonique et d’eau, et dégagement correspondant de chaleur.

Cependant on a admis l’intervention d’un phénomène de fermentation (Bouchardat, Robin et Werdeil, Cl. Bernard) qui paraît très acceptable au vu de l’expérience suivante, due à Bernard :

La lévulose est plus difficilement détruite par les divers ferments que la glucose, bien qu’elle s’oxyde plus vite que la dernière, en présence des alcalis ; or, après l'ingestion du sucre de canne qui se dédouble dans l’intestin en parties égales et également absorbables de glucose et de lévulose, l'examen du sang de l’animal, au polarimèlre, montre une plus forte proportion de lévulose que de glucose, ce qui concorde bien avec l’hypothèse d’une fermentation qui porterait son action tout d’abord sur la glucose plus sensible à l'action des ferments et autoriserait à conclure à la destruction de la glucose surtout par fermentation

Rôle physiologique. — Le rôle de la glucose, comme, élément constituant du muscle, est tout à fait secondaire; son rôle principal, là comme dans les divers tissus et les glandes, est de fournir, par sa combustion ou sa destruction, de la chaleur, de la force et par suite du travail, travail musculaire, travail nerveux, etc. C’est un des facteurs les plus importants des manifestations de la vie aussi bien chez les animaux que dans le règne végétal, et il ne doit pas être considéré comme un simple produit de désassimilation, ainsi que l’ont voulu

(I) Chauveau et Kauffmann, Compt. rend., t. OUI, p. 1081, 1886.

ÉLÉMENTS DE L'EXTRAIT AQUEUX DE LA VIANDE. - MALTOSE. - INOSITE. 513 certains physiologistes, Rouget en particulier. Nous aurons d’ailleurs à revenir sur ce sujet quand nous étudierons les phénomènes chimiques de l’activité musculaire.

MALTOSE.

C12 H!l Ou, H2 0.

On a signale la présence de la maltose dans les muscles; cette matière sucrée, de la famille des saccharoses, est moins soluble dans l’alcool que la glucose propriété que Meissner (1) a constatée pour le sucre des muscles et qui viendrait a appui de 1 existence de la maltose dans la chair musculaire.

.."."i, S.aU nen de r°riïioe et (lu •'oit physiologique de celte maltose. Vient-

- hydratation incomplète et sur place de I. matière glyco- °ene du muscle ? Ce sont de simples hypothèses y

Jrt la" TJ d0 1,1 '■ eut certainement le même qne

travail. ® “ ll“nl caloriliqne, générateur de force et de

INOSITE.

CH OH

CHOII

CIIOII

CHOII

Les travaux de Maquenne ont démontré que, malgré sa formule brute, qui la rangerait dans les glucoses, l’inosite appartient à la série aromatique et renferme dans un noyau de benzine C', six fois le groupement alcoolique secondaire CHOII ce qui en fait non un corps à fonction aldéhydique, comme les glucoses vraies mais un alcool hexatonique tertiaire, hexahydrure d’hexaoxvbenzine.

et l’I Irodvéè ni*s r TT4™! ~ Scherer (2) a retiré l’inosite du cœur de bœuf, hZ' 1 , Ii,nd‘ de ch,e» cl *> cheval. Elle «Ut, encre

I, cnh lA ; T"* '* •* '• <™tt, 1. moelle,

le testicule, les capsules surrénales, le sang de bœuf et de veau et quelquefois

#près ^ de boi,50,“ w ’*

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=>4 hTares* dansTn U ,Vli!nde hachée est délayée dans l’eau et abandonnée est réduit a dV" ° , a,'S’ ^ fréquemment. Le liquide exprimé

icétiaue et l’n • ” V° 'lme 3U bam marie- On acidulé par une trace d’acide

acétique, et 1 on séparé par le filtre l’albumine coagulée. La solution est ensuite

précipitée par l'acétate de plomb, et le liquide filtré par le sous-acétate de plomb. Ce dernier précipité plombique renferme l’inosite; on le délaye dans l’eau et le décompose par l’hydrogène sulfuré. Le liquide séparé du sulfure de plomb, concentré par évaporation, est mélangé avec de l’alcool fort jusqu’à trouble persistant, puis abandonné au froid. L’inosite se dépose en lamelles cristallines, incolores (Cloetta).

• Origine. — Provient-elle de l’alimentalion végétale ou prend-elle naissance aux dépens des matières albuminoïdes? ces deux opinions sont plausibles. En effet, on a trouvé l’inosite dans les pois, les haricots verts, le vin, le jus de raisin, les feuilles de chêne, etc. ; et comme elle est très répandue dansles organes les plus divers de l’organisme animal, elle peut être un produit de la métamorphose régressive des matières albuminoïdes.

Sa constitution ne permet plus de la rattacher aux hydrates de carbone, dont elle diffère d’ailleurs complètement par ses propriétés. Cependant on l’a quelquefois rencontrée, au lieu de glucose, dans l’urine des animaux après la piqûre du plancher du quatrième ventricule, et Vohl a signalé un cas de diabète inosique chez l’homme.

Transformation, élimination. — Comme l’inosite ne se trouve pas dans les sécrétions normales, et que l’ingestion de fortes doses d’inosite n’est suivie de l’apparition que de très petites quantités de ce corps dans l’urine, il faut que celle qui se trouve disséminée dans notre économie disparaisse, probablement oxydée et transformée en acide carbonique et eau. Donne-t-elle naissance à des termes intermédiaires tels que l’acide lactique ou butyrique? ce que l’on sait, c’est que l’acide lactique existe partout où l’on trouve de l’inosite, mais l’inverse n’a plus lieu.

Il est encore possible qu’elle passe dans les urines à l’état de dérivé sulfoconjugué oxyphénolique.

Le rôle physiologique de l’inosite est absolument inconnu.

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