‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 364 sur 722 · x -g- a= 80.920 kilogrammètres · texte numérisé non relu

x -g- a= 80.920 kilogrammètres

Or, l’ouvrier fournit, dans les conditions indiquées précédemment, un travail utilisable de 60 à 70.000 kilogrammètres, soit 1/6' de la quantité théorique.

Sur les 952 calories résultant du supplément d'alimentation de travail, on doit remarquer que 193 ou à peu près 2/10' seulement proviennent des matièresalbuminoïdes, tandis que 656 ou 7/10* ont pour origine les hydrates de carbone le dernier dixième revenant aux graisses; en d’autres termes, les 4/5* résultent de l'utilisation des aliments autres que les albuminoïdes.

11 faut donc bien reconnaître, et les expériences précédemment rapportées sont là pour le démontrer, que c’est surtout dans les aliments ternaires, hvdrocarbonés et graisses (1), que le système musculaire puise la majeure partie de l’énergie qu’il transforme ultérieurement en travail; et comme l'a vu Kellner dans ses expériences sur les chevaux (p. 533), ce n’est que par suite de l’insuffisance des aliments non azotés que le travail musculaire détermine, du côté de l’urine, une augmentation de la sécrétion d’urée qui prendrait naissance, d’après l’auteur, aux dépens de la portion circulante des matières albuminoïdes et non des albumines organisées.

Il y a lieu de rapprocher de ce résultat les modifications chimiques qu’éprouve le muscle sous l’influence des crampes spéciales du choléra; il se produit alors, dans le tissu musculaire, une accumulation d’urée hors de proportion avec le ralentissement du courant sanguin, ralentissement symptomatique de l’affection.

Si l’on reprend la comparaison de la machine animale avec le moteur à vapeur, on voit que, dans les conditions normales de fonctionnement et d’alimentation, les aliments ternaires apportés au muscle par le sang correspondent au charbon du moteur, et que l’usure d’ailleurs très modérée de la substance du muscle peut être assimilée jusqu’à un certain point, comme le veut Fick à l’usure des pièces de la machine à vapeur.

(I) Les expériences directes manquent encore, pour démontrer le rôle des graisses dans letravail musculaire ; Bunge dit qu’il serait facile de résoudre la question en prolongeant l’expc rience (le Külz, sur les chiens h jeun, au delà du moment où la provision de glycogèno a complètement disparu. En continuant à faire travailler l’animal, il serait possible de se rendre compte, d’après la nature des produits excrétés, et par des dosages de l’azote et du carbone ëli minés, si le chien consomme des substances protéiques ou au contraire des graisses ( Chim biol trad. franç., 1891, p. 346).

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