PARTIES RENFERMENT
MIESCHER
KOSSEL
HOPPE-SEVLER
Hydrogène .
Phosphore .
Soufre .
Les proportions de phosphore indiquées ci-dessus correspondent à 5,76-5,96 (Miescher) et à 5,15 (Hoppe-Seyler) d’acide phosphorique p. 100.
La nucléine du pus contient du soufre, comme celle du jaune d’œuf et de la levure. Portée à l’ébullition avec de l’eau, elle perd presque tout son phosphore
(1) Miescher, Med. Chem. Unters., von Hoppe-Seyler, p. 452.
qui se dissout à l’état d’acide phosphorique, avec de l’hypoxanthine (1 p. 100) et une matière voisine des substances protéiques (Kossel).
Cette nucléine parait presque complètement réfractaire à l’action des sucs digestifs de l’estomac et de l’intestin ; elle traverse l’organisme pour la majeure partie sans être absorbée (Bokay) (1). J
La nucléine des globules de sang à noyaux renferme de 6,5 à 7,1 p. ioo de phosphore (sang d’oie), et cède encore à l’eau bouillante de l'acide phosphorique et 1,97 à 2,64 p. 100 d'hypoxanthine (Kossel); elle se rapproche beaucoup de la nucléine des globules de pus.
2" Nucléine du jaune d’œuf.
La nucléine du jaune d’œuf se prépare par le procédé que Miescher a appliqué à l’extraction de la nucléine de la laitance de poisson (voir ci-dessous). 4 Sous l’influence de leau chaude, cette variété de nucléine se dédouble en acide phosphorique et en une matière de nature albuminoïde, sans production d’hypoxanthine. r lun
Bunge (2) a préparé, avec le jaune d’œuf épuisé par l’alcool, l’éther et le s, gastrique, une nucléine ferrugineuse qu’il nomme hématogène et qui servirait à la formation de l’hémoglobine pendant l’incubation.
Pour ne pas faire perdre son fer à la combinaison organique, Bunge a modifié la méthode de préparation de Miescher en ne faisant intervenir qu’un suc <ra trique à 1 p. 1000 seulement d’acide chlorhydrique, au lieu de 3 à 4 p 100O $t pendant un temps très court, au lieu des 18 à 24 heures que Miescher laisse ’lo! globules de pus en contact avec le liquide acide.
La nucléine hématogène cède le fer qu’elle renferme aux solutions acides u peu concentrées, et aux solutions étendues, mais par un contact prolongé. ” La nucléine du jaune d'œuf renferme :
MIESCHER
BUNGE
Phosphore .
Fer .
3° Nucléine du sperme ou de la laitance.
Miescher a extrait, de la laitance du saumon, une nucléine qui s’y trouver 'f combinaison avec une base organique oxygénée, la protamine (3). Il recom 31 ^ pour la préparer, le procédé suivant : roande,
(1) Bokay, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. I, p. 157.
(2) Bunge, Zeitsch. f. phys. Chem., t. IX, p. ig, 1884.
(3) Miescher n’a pu constater la présence de la protamine dans la laitance de la
sperme du taureau. la
carpe et
le
La laitance, épuisée par l’alcool bouillant, est traitée par l’acide chlorhydrique dilué à 1 p. 100 qu’on renouvelle tout le temps que le liquide décanté précipite par le cyanure jaune ; on enlève ainsi les matières albuminoïdes et la protamine. Le résidu broyé avec de l’eau contenant 5 p. 100 d’acide chlorhydrique, est lavé rapidement par décantation, puis dissout dans un léger excès de soude caustique froide. Après quelques minutes de contact, on jette le tout sur un filtre épais à filtration rapide, et l'on précipite le liquide jaunâtre, à mesure qu’il passe, par la moitié de son volume d’alcool et un léger excès d’acide chlorhydrique. Il se sépare un précipité blanc sous forme de flocons qu’on recueille et met en digestion pendant plusieurs jours dans l’alcool absolu, pour le rendre insoluble dans l’eau ; on le lave ensuite à l’eau, à l’alcool et à l’éther.
Le produit final est de la nucléine complètement exempte de matières albuminoïdes qui ont été éliminées par le lavage à l’acide chlorhydrique dilué, ou qui sont restées dans la partie insoluble dans la soude caustique (Miescher) (1).
Cette nucléine a donné, à l’analyse, les chiffres suivants :
Carbone . 36,11
Hydrogène . 5,15
Oxygène . 36,08
Azote . 13,09
Phosphore . 9,59
Elle est exempte de soufre. Très altérable, elle perd facilement son phosphore au contact de l’eau bouillante qui la décompose en acide phosphorique et en hypoxanthine.
Elle forme, avec les bases, des combinaisons dont l’une, la combinaison barytique, renferme 21,3 à 22,3 p. 100 de baryum (Miescher) (9).
4“ Nucléine du cerveau.
La pulpe cérébrale broyée est mise en digestion pendant plusieurs jours dans de l’alcool fort, puis lavée à l’éther, exprimée, et enfin épuisée par l’alcool bouillant. Le résidu est abandonné, pendant 48 ou 52 heures, au contact d’un suc gastrique artificiel. On traite par la soude étendue la partie restée insoluble; la solution filtrée est précipitée par l’acide chlorhydrique ; le précipité lavé à l’eau acidulée, à l’alcool, puis desséché, constitue la nucléine du cerveau laquelle renferme, d’après von Jaksch (3) :