‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 386 sur 722 · O.C16II · texte numérisé non relu

O.C16II

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de la lécithine dipalmitique qui représente le clipalmitoolycérophosphate de

triméthylhydroxéthylène-ammonium.

Cette façon d’envisager la constitution delà lécithine comme une combinaison saline de l’acide dipalmitophosphoglycêrique avec la choline jouant le rôle de base, au même titre que KOH, est de Diakonow (1).

Strecker (2) avait représenté la lécithine distéarique du jaune d’œuf comme une combinaison éthérée de l’acide distéarophosphorique et de la choline, leur union s’effectuant avec élimination d’une molécule d’eau, par l’intermédiaire de l’oxhydrile du radical hydroxéthylène C*H‘.OH, de sorte que la lécithine aurait pour formule

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phojo;

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Ilundeshagen (1883) (3), tout en acceptant la manière de voir de Strecker, n’a pu cependant obtenir de lécithine en essayant de former le phosphoglycérale de choline répondant à la formule précédente ; mais Gilson (4) a observé que sous l’influence de l’acide sulfurique à des degrés de concentration croissante de 0,5 à 50 p. 100, le dédoublement de la lécithine du jaune d’œuf en neurine et acide phosphoglycérique s’effectue très lentement et incomplètement, et loin de ressembler au déplacement d’un acide faible par un acide fort, rappelle la lente décomposition des éthers par un phénomène d’hydratation, tandis que l’action des alcalis même très étendus (soude à 1 p. 1000) est rapide et complète.

Il semble donc, d’après ces derniers résultats, que, tout au moins pour la

(1) Diakonow, Med. chem. Untersuch., p. 221 et 405.

(2) Strecker, Ann. d. Chem. u. Pharm., t. CXX1II, p. 356, et t. CXLVIII, p. 77

(3) Hundesliagen, Journ. f.prakt. Chem., 1883, t. XXVIII, p. 219.

(4) Gilson, Zeitsch. f. phys. Chem., 1888, t. XII, p. 585-602, 1888.

uf, la lécithine paisse être envi- ) saline de l’acide disléarophos- -ci joue le rôle d’alcool (1).

question, les diverses lécilhines elle les deux radicaux palmityles 1 différents d’autres acides gras rmule générale :

combinaison disléarique spéciale au jeune d’œn sagée comme une combinaison éthérée et non phoglycérique et de choline, dans laquelle celle- Sauf le cas particulier dont il vient d'être répondent à la formule de Diakonow, dans laque sont remplacés par les radicaux identiques ou qui, représentés par R et R', conduisent à la for

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queton T'réussi lfrminer Ce qul est reIatlf à l’histoire chimique de la lécithine,

ment mais crue l’n P1’eparel'.Synthétiquement ses divers produits de dédoublement, mats que 1 on a pu real.ser la synthèse de la lécithine elle-même.

Propriétés optiques des lêcithines.

Dastre et Morat (2) ont découvert, dans le vilellus des œufs d’oiseaux des îe^brZh68 SP!rqUeS qUi présentent au microscope polarisant une croix’dont position deJ d'n -88!"1 à dU Centre 6t d°nt rnrientation varie avec la et en beaucoup^ V T C°rpUSCUleS °nt été s!Snalés- dePm^ chez la tortue de blastoderme Z" ? r°rSanisme (vésicule ombilicale, feuillet muqueux Les au te! \ 1’ ^ SUrréna,es> aelluIes des canaux séminifères, etc.).

sont consti,ués’ non par de

> mue ou i avait cru tout d abord, mais par de la lécithine

dépôts floclüT C6tte dernière’ de S6S S0luti0ns alcooliques ou ôthérées, en Se tes Z L TT"06 am°rphe’ 6n réalité ^mé, de sphéroïdes à s.^coeütes renren ï J ^ ^ inflLle"ces, en particules plus

L I T immédiatement la même forme géométrique et possédant tous

le caractère de la croix de polarisation.

— eZ2èMS de. 'éC"hi,“S °ble"“eS p,r "«PK-Seyler, Strecker.

, . w P°sse(lent cette propriété optique qui permet d’en recher¬

cher la presence dans les liquides de l’organisme.

(1) Hoffmann, Zoochemie, Vienne, 1883 p 112, et Ham Wiesbaden, 1891, p. 36.

(2) Dastre et Morat, Compt. rend., t. LXXIX, n» 19.

rsten, Lehrbuch d. physiol. Chem,

Rappelons que l’amidon et d’autres substances donnent également la croix de polarisation et peuvent induire l’analyste en erreur.

Rôle physiologique de la lécithine.

On ne connaît rien de l’origine et du mode de formation de la lécithine, et son rôle physiologique reste entouré d'obscurité.

Par sa dissémination dans tout l'organisme, par sa présence dans les éléments cellulaires jeunes et dans le lait, par son accumulation spéciale dans le cerveau et dans le jaune d’œuf, il semble que, loin d'être un produit de déchet, elle joue un rôle dans le développement des tissus; mais nous ne pouvons qu’entrevoir son importance physiologique.

Bungc (Il fait remarquer que la résorption, dans l’intestin, delà lécithine et de ses produits de dédoublement est complète, puisque l’on ne trouve dans les fèces ni lécithine, ni acide phosphoglycérique, et que, par suite, la lécithine que l’on trouve dans les divers tissus de l’organisme animal pourrait provenir, pour une partie au moins, de la lécithine contenue dans les aliments ou de ses produits de décomposition qui se réuniraient probablement, par une synthèse inverse après l'assimilation. D’ailleurs, la présence de la lécithine dans le lait est un argument en faveur de son rôle alimentaire.

Ajoutons que sa désassimilation paraît être peu active, sa proportion restant sensiblement constante dans le cerveau, quelles que soient les conditions les plus diverses auxquelles se trouve soumis l’organisme.

La lécithine parait se trouver en combinaison dans l’organisme, soit avec la cérébrine (protagon de Liebreich), soit avec des matières albuminoïdes (HoppC- Seyler) ; ainsi la vitelline du jaune d'œuf serait un composé de lécithine et de globuline.

CÉRÉBRINE.

La cérébrine de Goblcy (2) et l’acide cérébrique de Fremy (3) paraissent constituer la même substance, comme il résulte de leur composition centésimale.

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