‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 387 sur 722 · JJ · texte numérisé non relu

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(Gobley)

(Fremy)

Cette identité paraît d’autant plus probable qu’il est démontré aujourd’hui que

(1) Bunge, Chimie biologique, trad. franc., 1891, P- 82.

(2) Gobley, Journ. Pharm. (3), t. XII, p. 9; t. XVIII, p. 107; t. XXI, p. 25â.

(3) Fremy, Ann. de chim. et physig. (3), t. H, p. 469.

la cérébrine pure est exempte de phosphore (Worm-Müller) et que celui qu’ont trouvé Gobley et Fremy n’est dû qu’à une impureté constituée par un peu de lécithine.

La cérébrine est une substance azotée, exempte de soufre et de phosphore, que l’on trouve, en même temps que la lécithine, dans le tissu nerveux (substance médullaire), dans les globules rouges, les corpuscules de pus, le jaune d’œuf, le sperme, la laitance et les œufs de carpe (Gobley).

D après Liebreich et Baumstark(l), la cérébrine n’existerait pas en liberté dans le cerveau, mais combinée à la lécithine.

Préparation. — 1° Worm-Müller (2) coagule la pulpe cérébrale par ébullition avec de l’eau de baryte ; le coagulum, recueilli sur filtre et exprimé, est épuisé par 1 alcool éthéré bouillant. On en retire une substance qui se dépose parle refroidissement en flocons blancs qu’on lave à l’éther froid, pour enlever la cholestérine et un acide phosphoré, et fait cristalliser dans l’alcool bouillant qui laisse déposer une matière blanche, cristalline.

2° Geoghagen (3) fait digérer la matière cérébrale broyée avec un grand excès d alcool, en remuant fréquemment. On décante après quelques jours le liquid alcoolique qui renferme de la lécithine, et la pulpe insoluble est épuisée à froid par de grandes quantités d'éther qui enlève la cholestérine et le reste de la lécithine, puis par l’alcool bouillant qui dissout cette fois la cérébrine. Celle-ci se dépose par le refroidissement(a), un peu mélangée de lécithine qu’on enlève par des lavages à l’éther froid d’abord, puis par l’ébullition avec l’eau de barvte pendant une heure.

On sature le liquide chaud d’acide carbonique, et filtre pour recueillir le carbonate de baryum qui entraîne la cérébrine. Le précipité lavé à l’eau, puis à l’alcool froid, est ensuite épuisé par l’alcool bouillant. La solution alcoolique laisse déposer, par refroidissement, la cérébrine qu’on purifie par une nouvelle cristallisation dans l’alcool, et par un lavage final à l'éther.

La cérébrine obtenue par le traitement barytique, qu’elle provienne du procédé de Muller ou de celui de Geoghagen, confient encore, comme impureté, du stéarate . de baryum et même de la cholestérine (Parcus).

3° Bourgoin, au lieu de faire bouillir la cérébrine brute et impure (a) avec l’alcool fort, la délaye dans l’alcool à 90» et élève lentement la température du mélange sans faire bouillir; la cérébrine se dissout, tandis qu’il reste, adhérente au vase,

une matière poisseuse phosphorée, constituée principalement par de la lécithine. La solution alcoolique, décantée, laisse cristalliser la cérébrine par le refroidisse-

4° Parcus (4) a obtenu de la cérébrine pure par le procédé suivant : la pulpe cérébrale du bœuf, lavée à l’alcool froid, est passée par expression à travers une toile. La masse épaisse, additionnée d’eau de baryle concentrée, est chauffée pendant quelques instants à l’ébullition ; le coagulum exprimé est lavé à l’eau

(1) Baumstark, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. IX, 1885.

(2) W Millier, Ann. Chem. Pharm., t. CÎII, p. 131; t. CV, p. 361.

(3) Voir Hoppe-Seyler, Handbuch der phys. u.pathol. chem. Analyse, p. 193. (I) Parcus, Journ. f. prakt. Chem., t. XXIV, p. 310-340, 1881.

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