‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 389 sur 722 · BOURGOIN · texte numérisé non relu

BOURGOIN

PARCUS

de Parcus

do Parcus

Carbone . .

Hydrogène.

Azote. . . •

Oxygène. .

La proportion d’azote trouvée dans les diverses analyses est très faible, et varie d’un produit à l’autre, de telle sorte qu’on a pu se demander s’il ne provient pas d’une impureté, telle que lécithine ou matière albuminoïde, mélangée à un composé non azoté dominant qui serait la véritable cérébrine.

Mais le produit purifié obtenu par Parcus garde une teneur constante en azote, même après huit cristallisations successives; ce qui tend à prouver que l’azote fait partie intégrante de la molécule de cérébrine dont la composition centési male peut se traduire par l’une des trois formules :

C8,HU0Az’O13 C76I115* Az’O11 C»»H'«»Az*Os.

L'homocérébrine serait ou

ou encore et l’encéphaline

C70II138Az*O12, C76 II15!Az2 O13, c80n,M Az’O14, C1MHM6Az‘019.

Propriétés de la cérébrine.

La cérébrine pure est une poudre très blanche, légère et non hygroscopique, qui, au microscope, se compose de grains transparents faiblement anisotropes. Elle est neutre, inodore et insipide, difficilement soluble dans l’alcool froid, insoluble dans l’éther, soluble dans l’alcool bouillant, le chloroforme, la benzine, l’acide acétique, l’acétone bouillante. Elle se gonfle dans l’eau bouillante et s’en sépare sous forme de flocons, par le refroidissement.

Sous 1 action de la chaleur, elle fond sans se décomposer, puis à 145°, se colore en jaune, se ramollit à 160°, et à 170° donne un liquide brun foncé; à une température plus élevée, elle se décompose en se boursouflant, puis brûle avec une flamme très éclairante.

Par la distillation sèche, elle donne une huile brunâtre, une matière qui se prend par le refroidissement en une masse cristalline et un liquide à odeur de caramel, acide, et qui réduit la liqueur cupropotassique.

Chauffée avec de l’acide chlorhydrique étendu, comme d’ailleurs avec les autres acides dilués, elle se décompose en donnant une substance acide qui réduit la solution cupro-potassique, et que Liebreich et Diakonow avaient considérée comme une matière sucrée, lévogyre, non fermentescible. L’acide nitrique la transforme, à chaud, en une matière huileuse qui se solidifie par le refroidissement et paraît constituée par de l’acide palmitique.

La cérébrine se dissout, à froid, dans l’acide sulfurique concentré qui se colore successivement et peu à peu, au contact de l’air humide, en rouge pourpre, puis en violet, puis en brun ; le liquide, additionné de dix volumes d’eau et porté à l’ébullition, donne un précipité floconneux qui s’agglutine; ce précipité, lavé à l’eau et traité par l’alcool éthéré, lui cède une substance que l’on obtient par évaporation du véhicule.

Cette substance, découverte par Geoghagen (1) qui l’a nommée cétijlide, est blanche, fusible à 62-65°, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool chaud et surtout dans l’éther et le chloroforme. Exempte d’azote, elle contient :

Traitée par la potasse en fusion, à 260°, elle donne de l’àcide palmitique.

La cétylide représente les 85/100° de la cérébrine; le liquide sulfurique dont elle s’est séparée contient de l’ammoniaque et un acide lévogyre, soluble dans l’eau, qui réduit la liqueur de Barreswill (Geoghagen). .

(1) Geoghagen, Zeitsch. f. phys. Chem., 1879, t. III : « Ueber die Constitution der Cerebrins. »

Cet acide, déjà observé par Muller, paraît être le même composé que le prétendu corps sucré étudié par Liebreich et Diakonow dans les produits de décomposition de la cérébrine sous l’influence de l’acide chlorhydrique ; il se rapproche par ses propriétés, de l’acide glycuronique.

Constitution de la cérébrine.

La nature et la constitution de la cérébrine restent encore à déterminercependant, par l’un de scs dérivés, l'acide palmitique, elle paraît se rattacher aux corps gras. Sa composition élémentaire, d’après les analyses de Parcus, répond à la formule

C™H“»Az*Ou

ou à une formule très voisine.

Les données de l’analyse centésimale de la cétylide répondent assez bien à la formule C1711320‘, et la production de l’acide palmitique au contact de la potasse fondante peut être représentée par l’équation :

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