‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 395 sur 722 · MATIÈRES EXTRACTIVES DU CERVEAU · texte numérisé non relu

MATIÈRES EXTRACTIVES DU CERVEAU

Séparation. — Le liquide (b) provenant du cerveau traité par le saccharate de plomb, est additionné de sous-acétate de plomb qui donne un précipité cone an inosite, acide uiique et la sarcine. La solution retient l'acide lactique, a erea me, a xanthine, 1 hypoxanthine, l’urée et quelques acides volatils et solubles dans 1 eau, de la série grasse : on sépare ces différents corps par les procédés connus (voir Tissu musculaire, p. 476).

Le précipité pion, bique, décomposé par l’hydrogène sulfuré, donne une solud’ac,MeUeUS 6 qUI,r"ee,Urée 6t abandonnée au froid> la^e déposer des cristaux îinôsHe qUe; k iqU‘de qUÎ reSt6’ additionné d’alc001 fort- abandonne

Neukomm a retiré, du cerveau de bœuf, jusqu’à 0,8 p. 100 d 'inosite Frerichs et Stædeler ont trouvé la leucine dans le cerveau d'un individu mort d une atrophie du foie; Neukomm (4) en a également constaté la présence norma<l1VerSeS maladieS' Suivant Lorenz> la leuclne "'existe pas dans le cerveau

celZ7e d!e danS 16 C6rVeaU 6St également douteuse; elle existe

cependant dans le cerveau des poissons cartilagineux, et Schültze l’a signalée dans 1 organe électrique de la torpille.

W. Muller a retiré du cerveau de bœuf 0<»,6 d’a eide urique pour 25‘* de

xanSe6 t d?’ UCtiqUe ■ SCh6rer D’a tr°UVé ^ des ‘-es de

, 1 ^ %P°*anf/une; enfin, la créatine existe dans le cerveau humain

dans la proportion de 0,02b environ p. 1000 (Muller).

La nature de ces diverses matières extractives, et surtout la présence de l’inosite, de la creatine, de l’acide lactique, de la xanthine et de l'hypoxanthine, démontrent la plus grande analogie entre les produits de désassimilation du

MuRie^1^ MAd'h Che™- ünJersuoh-> de Hoppe-Seyler, fasc. H, p. 272, 1867, et Schmidt-

jnumeim, tfluger s Archiv., t. XXX, p. 384, 1883.

(2) Voir Bile, article : Cholestérine, p. 281 et 291.

(3) A. Gautier, Chitn. biolog., 1891, p 511

(4) Neukomm Cher. d. Vorkomm. von Leucin, Tyrosine u. s. w. in Menschl. Kôrper bei Krankh. Dissertation, Zurich, 1859, et Arch. Anal. u. Physiol., 1860, p. 1.

cerveau et ceux du tissu musculaire, analogie que l’on voit se poursuivre dans la composition des matières minérales.

IX. MODIFICATIONS CHIMIQUES DE LA SUBSTANCE NERVEUSE AU REPOS OU EN ACTIVITÉ.

L’intégrité physiologique d’un organe exige une alternance de travail et de repos qui y détermine les mouvements moléculaires d’assimilation et de désassimilation nécessaires à son entretien et au renouvellement de ses matériaux constitutifs. II en est évidemment ainsi du cerveau ; et c’est de ces modifications intimes de la substance nerveuse que nous allons exposer ce que l’on sait, dans l’état actuel de la science.

Le nerf au repos possède une réaction alcaline; par le travail il devient acide • mais, pendant le repos qui suit un travail modéré, le système nerveux se régé* nère aux dépens des matériaux nutritifs que lui apporte le sang qui se charge à son tour, des produits de déchets fabriqués pendant la période d’activité -^cè n’est là, en définitive, quun cas spécial des phénomènes généraux de la nutri tion, dont nous ignorons encore complètement le procédé.

Mais ce qui en démontre la réalité, c’est le résultat de la ligature des vaisseaux nutritifs; à la suite de l’obstruction de la circulation dans un muscle, ses nerf moteurs perdent leur excitabilité, probablement par suite d’un trouble apport£ dans la nutrition des plaques motrices terminales.

Que se passe-t-il dans l’état d'activité? et quels sont les agents excitateurs ou paralysants de cette activité? Les agents chimiques sont loin d’agir de la mèrn façon sur les nerfs et sur les muscles. Les acides étendus restent presque inertes h l’égard des nerfs; les solutions diluées d’alcalis et de leurs carbonates ieS solutions concentrées de sels alcalins neutres stimulent les nerfs aussi bien* les muscles; un contact prolongé abolit l’excitabilité, probablement par déso^ ganisation de la substance nerveuse. La glycérine met les nerfs moteurs en * de tétanos et n’agit pas sur les muscles.

Les substances volatiles comme l’éther, le chloroforme, augmentent d’ h l’excitabilité nerveuse et la font ensuite disparaître.

L’oxygène paraît sans action sur l’excitabilité nerveuse qui persiste aussi 1 temps dans des gaz inertes (Ranke) et dans le vide humide (Ewald) quc

La dessiccation partielle, jusqu’à une limite de 40 p. 100 d’eau (Birlcn l’action des substances qui peuvent enlever de l’eau au nerf, poudres h °U bantes, solutions concentrées, augmente l’excitabilité qui est abolie, au co ? S.°r" par l’imbibition aqueuse ou par des solutions étendues. ’ Q ra*re>

L’élévation de température, aussi bien que le froid, émousse l’excilabilit • disparaît peu à peu au-dessus de 50° et se trouve complètement abolie à 65« ,UÎ

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