‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 466 sur 722 · I. CONSTITUTION DU PARENCHYME HÉPATIQUE · texte numérisé non relu

I. CONSTITUTION DU PARENCHYME HÉPATIQUE

Le foie est l’organe glandulaire le plus volumineux du corps ; il n’existe que chez les vertébrés.

Il est enveloppé d’une séreuse de la face interne, de laquelle partent, au niveau du hile, des prolongements lamelleux de tissu conjonctif qui divisent la substance de l’organe en lobules. Ces lobules, très serrés chez l’homme, apparaissent, à la surface d’une déchirure du foie, sous la forme de grains visibles à l’œil nu, de I millimètre de diamètre, et séparés par des sillons.

Chaque lobule hépatique est enveloppé dans un réseau superficiel de branches veineuses terminales de la veine-porte, qui se ramifient dans l’intérieur en un système capillaire dont les extrémités communiquent, vers le centre du lobule avec les branches originelles des veines hépatiques. Les interstices que laissent libres les mailles de ce réseau capillaire sont remplies par les cellules hépatiques.

Des lobules, partent également les dernières ramifications des canaux biliaires qui y pénètrent et s’y distribuent en un réseau spécial, suivant les uns, ou se terminent en culs-de-sac enfoncés au milieu des cellules hépatiques, suivant les autres. Ce double système vasculaire, vaisseaux sanguins et canaux biliaires correspond à deux fonctions physiologiques différentes : la production dit glycogène d’une part, l’élaboration de la bile de l’autre.

Les cellules hépatiques sont polygonales et pourvues d’une membrane d’enveloppe extrêmement mince (Kayser) ; elles contiennent un protoplasma granuleux avec un ou deux noyaux et souvent des granulations pigmentaires. Les granulations du protoplasma sont constituées par du glycogène amorphe, que l’iode colore en acajou et qui est accumulé autour du noyau, et par de la graisse.

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