CARPE
Eau .
Matières organiques . .
Sels minéraux. .
L auteur conclut, de ses résu'tats, que la proportion d'eau contenue dans le oie, comme d ailleurs dans les autres glandes, est en raison inverse de l'àge du sujet et du développement de l’organisme.
Les matières minérales forment, en chiffres ronds, le dixième du poids du foie et présentent la composition suivante :
Bibra, Chem. Fragmente über d. Leber, 1849. (2) Oidtmann, loc. cil.
Composition des cendres du foie (Oidtmann).
Les cendres du foie renferment donc, ainsi que celles du muscle, le phosphate de potassium comme élément prédominant; à côté se trouvent, en assez forle proportion, les phosphates de soude et de chaux, et peut-être de fer; il n’y a que très peu de chlorures alcalins et des traces seulement de sulfates. Ces derniers proviennent, ainsi qu’une partie du phosphore, de la jécorine, substance qui contient du soufre et du phosphore et qui a été trouvée d’abord par Drechsel (i), puis par Baldi (2), dans le foie et la rate de divers animaux, dans le sang et la chair de cheval, ainsi que dans le cerveau humain.
D’après Bunge, le nouveau-né trouverait dans son foie, qui renferme de quatre à neuf fois plus de fer. (3) que le foie du même animal adulte, une réserve métallique destinée à la production des globules rouges.
Certains des principes immédiats .trouvés dans le tissu hépatique méritent une mention spéciale.
Heffter(4) a effectué de nombreux dosages de lécithine dans le foie absolument frais de- divers animaux; il a constaté que ce principe existe toujours dans le foie normal, dans une proportion assez constante de 2,18 p. 100 (moyenne de 12 expériences). Cette proportion paraît indépendante des variations du régime alimentaire, mais diminue sous l’influence de l'inanition.
Dans l’empoisonnement par le phosphore, la proportion de lécithine diminue de près de 50 p. 100 ; la perte est d’autant plus forte que l’individu intoxiqué est plus gras, aussi bien chez l’homme que chez les animaux ; Heffter admet que cette diminution doit être attribuée à la deslruction, avec transformation en graisse, de la provision de lécithine des cellules de foie, consécutivement à un trouble apporté dans les processus chimiques normaux.
Meissner (5) a fait des déterminations A’urèe et d’acide urique. Il a trouvé chez le chien, 0gr, 0196 d’urée p. 100 de foie, et, chez le lapin, 0*r,0075 du même
(1) Drechsel, Journ. f. prakt. Chem.., t. XXXIII, p. 425, 1886.
(2) Baldi, Arch. f. Anat. u. Physiol., physiol. Abtheil., 1887, t. supplém., p. ÎOO.
(S) Voir Krüger : Sur la richesse en fer du foie et de la rate aux divers âges Zcitsch f. Biol., t. XXVII, p. 439-458, 1890.
(4) Heffter, Arch. f. experim. Pathol, u. Pharm., t. XXVIII, p. 97, 1890.
(5) Meissner, Zeitsch. f. rat. Med., t. XXXI, p. 144, 234, 1868.