‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 473 sur 722 · V. PHÉNOMÈNES DE NUTRITION DANS LE FOIE · texte numérisé non relu

V. PHÉNOMÈNES DE NUTRITION DANS LE FOIE

Le foie est, de toutes nos glandes, la plus volumineuse et celle qui, avec les reins, subit la plus grande irrigation sanguine; foie et reins, bien qu’en relation avec le système nerveux, paraissent également échapper aux influences nerveuses et ne fonctionner diversement, au contact des éléments que leur amène l’afflux sanguin, que sous l’influence d'une excitation propre à ces divers éléments. Cette considération, ajoutée au fait du passage de toute la masse sanguine destinée à la nutrition générale (foie) ou provenant de l’ensemble de nos tissus et organes et en renfermant les produits de déchets (reins), démontre l’analogie de fonction des deux systèmes glandulaires qui est, essentiellement, de maintenir constante la composition du sang.

Mais, tandis que les reins, intercalés entre, la grande circulation et les conduits excréteurs de l’urine, puisent dans le sang les éléments qui résultent de la dénutrition et les rejettent hors de l’économie, le foie, placé à cheval sur le système circulatoire qui déverse dans la circulation générale les produits alimentaires assimilables provenant de la digestion intestinale, et irrigué largement par les capillaires de la veine porte, passe soigneusement en revue tous les principes qui, résorbés dans l’intestin, pénètrent dans le sang; les produits absorbés par les chilifères, c’est-à-dire principalement les graisses, lui échappent seuls.

Aussi voyons-nous un certain nombre de corps arrêtés momentanément ou pour longtemps, ou seulement modifiés par le tissu du foie. Rappelons que de nombreuses substances toxiques, et en particulier les métaux, sont fixés par le foie ; nous verrons que, en emmagasinant, les matières sucrées de la digestion, il maintient constante la richesse en glucose du sang de la grande circulation, et v déverse d’une façon continue l’aliment calorifique par excellence.

11 agit d’une autre façon sur les corps aromatiques du groupe des phénols qui proviennent de la destruction de la molécule albuminoïde, dans la digestion pancréatique; par leur union aux sulfates alcalins sous la forme de dérivés sulf0 conjugués, il fait disparaître leurs propriétés toxiques et rend leur résorption in offensive.

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