XIII. DE LA GLUCOSE DANS LE FOIE
Le foie absolument frais, porté rapidement à 100" pour arrêter l’action de limertine, renferme toujours une petite quantité de sucre réducteur, de 2 à 6 p. d 000. Cette proportion augmente pendant quelques heures après la mort, dans le foie abandonné à lui-même, en même temps que diminue la quantité de glycogène (Bœhm et Hoffmann) (1).
Cl. Bernard a trouvé, chez les chiens dont la circulation est normale, une quantité de sucre variable de 0,82 à 3, S p. 10O ; mais il a observé que, dès que a circulation est troublée et que la glucose ne passe plus régulièrement dans les veines sus-hépatiques, cette quantité augmente notablement.
Sans remémorer les vives discussions provoquées par la formation du sucre aUX( dU gl.ycogène du foie> nous allons résumer les recherches de Del-
pra (1881) (2) qui tendent à prouver que, comme l’a dit le premier Cl. Bernard e comme ont soutenu après lui Voit et tant d’autres, le glycogène est bien le principe générateur de la glucose qui se forme dans le foie. L’auteur dose, dans cet organe, a divers moments successifs après la mort, les quantités existant au même instant : 1» de glucose; 2» de matière glycogène ; 3“ de glucose résultant de 1 hydratation de la totalité du glycogène’ par un acide minéral dilué , une première série de recherches a été faite sur les lapins, une autre sur des chiens.
Variations de la glucose et du glycogène dans le foie, après la mort (Delprat).