II. EXPÉRIENCES SUR LES CHIENS
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Il est d’ailleurs une démonstration directe, donnée par Cl. Bernard, que la glucose du foie résulte de l’hydratation du glycogène; c’est que, au moment de la digestion, quand la résorption des matières sucrées produite dans la digestion intestinale atteint son maximum et que le sang de la veine porte en renferme une proportion notable, la quantité de glucose contenue dans le sang des veines sus-hépatiques reste constante, preuve de la localisation, dans le foie, de l’élément sucié sous la forme de glycogène ; cette constance se maintient sensiblement après la période de résorption, par suite de la lente saccharification de ce glycogène, de telle sorte que le sang des veines sus-hépatiques renferme plus de glucose que celui de la veine porte (Cl. Bernard, Bleile) (1); Abeles (2) a montré en outre, que le sang de la veine porte, en dehors de la digestion, et celui du cœur droit renferment sensiblement la même quantité de sucre, mais quantité très minime.
(1) Bleile, Arch. f. Anal. u. Physiol., 1879, p. 75.
(2) Abeles, Wiener med. Jahresb., 1875, t. III.