‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 521 sur 722 · Réactions chimiques de l’urine · texte numérisé non relu

Réactions chimiques de l’urine

Portées rapidement à 100°, les urines normales donnent presque toutes un léger louche dû à la dissociation des sels acides qui contiennent les phosphates et les carbonates terreux, ceux-ci devenant insolubles; une trace d'acide minéral ou organique fait disparaître ce louche. Les alcalis et leurs carbonates déterminent la précipitation des phosphates terreux qui se redissolvent dans les acides.

Mélangée à 1 acide chlorhydrique, l’urine se fonce, prend une odeur spéciale et laisse déposer des cristaux d’acide urique en 24 ou 48 heures ; l’acide sulfurique la fonce encore; l’acide azotique détermine, à la limite de séparation des deux liquides, la formation d’un anneau rouge brun (urobiline), et le mélange des deux liquides se fonce encore. Le mélange d’acide chlorhydrique et d’urine, traité par quelques gouttes d’hypochlorite de soude, prend une coloration rouge cerise, brune, violette ou quelquefois bleue (indigo) provenant de l’indican urinaire ; le mélange d’acides azotique et phosphoraolybdique à l’ébullition, colore 1 urine en bleu indigo ; elle décolore l’iodure d’amidon (nitrites), précipite le chlorure de baryum, l’azotate d’argent, les sels de plomb, l’oxalate ammonique.

On a vu précédemment ses propriétés réductrices.

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