SEXE ET AGE
URÉE TOTALE en 24 heures
QUANTITÉ
par kilngr. de poids vif
Nouveau-né (1" jour) . .
d° (10" jour) ....
Garçons (de 3 à 6 nns,
Filles (de 3 à 5 ans) . .
Garçons (de 7 à 9 ans)
Femme adulte .
Homme adulte .
I6à28" (moyenne : 23, 22 à 43 (moyenne : 34)
/ 0",37 à 0",68 (Vogel)
Chez le nourrisson, la sécrétionrelativereslesensiblementconstantedu dixième jusqu au soixantième jour, et se trouve, avec celle de l’adulte, dans le rapport de 1 à 1,4-2, 3.
Dans la vieillesse, la proportion d’urée diminue sensiblement; en somme,
(1) Voir « Analyse chimique des liquides et des tissus de l'organisme », Encyclopédie t. IX : 2" sect. (2' fascic.) p. 63 et suivantes.
(2) Yvon et Berlioz ont trouvé, comme moyenne de 347 analyses d'urines, chez l’homme sain, relevées dans la littérature scientifique, le chiffre de 21", 70 d'urée pour 24 heures, et chez la femme (moyenne de 314 analyses) celui de 19", 28 (Revue de Médecine, 1888'.
1 urée rapportée à 1 unité de poids du corps diminue avec les progrès de l’âge Ulile donne les moyennes suivantes:
1 gramme environ par kilogr. de poids vif.
0gr,8
De 3 a 6 ans. .
De 8 à 11 ans.
De 12 à 16 ans.
Adulte .
2° Folume de l’excrétion urinaire. — La quantité durée varie sensiblement dans le courant d’une journée, comme le volume deTurine, de telle sorte que les deux courbes correspondantes sont à peu près parallèles; il en est autrement pour l’urine des 24 heures, qui renferme d’autant plus durée totale qu’elle est plus abondante, ce que l’on doit attribuer à une action d’entraînement telle
qu une urine dense, concentrée, riche en l’organisme moins d'urée qu’une urine légè considérable (Frankel, Mayer, Oppenheim).
, mais peu abondante, enlève à mis d’un volume beaucoup plus
3» Influence du rég-ime alimentaire. — C’est l’alimentation qui exerce l'influence la plus manifeste sur la sécrétion de l’urée; elle augmente après les repas, atteint son maximum au bout de six heures environ, diminue ensuite et présente un minimum au matin.
Ces variations sont sous la dépendance immédiate des aliments azotés assimiles, de telle sorte que la ration d’entretien donne lieu à une élimination d azote, sous forme durée, à peu près correspondante à la quantité fournie par les aliments, et que, en général, le régime animal augmente l’urée qui diminue parle régime végétal et peut tomber même en-dessous du chiffre correspondant à la diète absolue, lequel peut être inférieur à 10 grammes en 24 heures.
Une alimentation très riche en albumine donne lieu aune élimination d'urée dont le maximum se produit quelques heures après le repas, et qui monte jusqu’à 60, 90 et même 100 grammes en 24 heures, tandis que les éléments végétaux la font baisser au-dessous de 20 grammes.
Voici, d’ailleurs, quelques observations faites par P. Bert sur lui-même :
On voit que, tandis qu’avec une quantité modérée de viande, l’urée représentait 7,6 p. 100 de la viande ingérée, pour une ration presque double de la précédente, l’urée n’augmentait que de 7 grammes, soit en plus 2,9 seulement p. 1Q0 de viande en excès, au lieu de 7,6 qu’on eût pu s’attendre à trouver. Bischoff et Voit ont, d’ailleurs, démontré que cette augmentation atteint une certaine limite qu’elle ne saurait dépasser.
URÉE
Le régime lacté augmente notablement l’élimination de l’urée, et paraît diminuer l’excrétion des matières extractives (Chibret).
L’addition d’aliments gras à un régime très richement azoté ne diminue pas la proportion durée excrétée, et semble même l'augmenter (Bischoff et Voit).
Dans l’inanition absolue, l’urée reste toujours présente dans les urines, et cela jusqu’au moment de la mort; elle provient alors des tissus de l’individu qui brûle sa propre substance.
Dans les premiers jours de jeûne, le chiffre excrété est plus ou moins élevé, suivant que 1 alimentation antérieure est plus ou moins riche en principes albuminoïdes et que l’état général est plus ou moins bon; il diminue ensuite constamment (1) jusqu’à la mort, mais sans jamais devenir nul. Il paraît, d’ailleurs, influencé par la soif plus ou moins prononcée, c’est-à-dire par la quantité d’eau ingérée. Ainsi, le jeûneur Cetti (2), qui s’abstint d’aliments pendant onze jours, tout en buvant quotidiennement de 900 à 1.500 centimètres cubes, soit une moyenne de 1.200 centimètres cubes d’eau, donna lieu aux observations résumées dans le tableau suivant :