PREMIERS JOURS
5% 0* ET 7e JOURS
8e, 9e ET 10e JOURS
Boisson ingérée quotidien-
nement .
Urine excrétée .
Azote excrété .
1er jour I Ensu>tc> baisse l progressive de 0,5 14»p )Az par jour, ou
Urée correspondante
30 gr ^moyenne de 12*r,l)|
4° Influence de la boisson. — Les boissons abondantes augmentent notablement l’urée et proportionnellement à leur volume, alors même que l'urine ainsi diluée est pauvre en urée. Voit explique le fait en le rapportant à une suractivité dans la décomposition des matières albuminoïdes favorisée par l’imbibition plus grande des tissus.
Mosler a observé que le moment où l’on ingère les boissons exerce une manifeste influence sur la quantité d’urée excrétée ; un même volume de liquide pris avec une même alimentation solide, pendant le repas, détermine une élimination d urée plus considérable que si l'ingestion du liquide n’a lieu qu’après le repas.
5° Influence du travail musculaire. — Les résultats des recherches faites sur l’influence du travail, à l’égard de l’excrétion de l’urée, sont très nombreux,
(1) Voici quelques chiffres cités par Munk et relatifs au jeûneur Succi: sixième jour de jeûne, azote excrété l«r,l; — huitième jour, 8«',43 ; — dixième jour, 6>r,8 ( Centralbl . f. d. med. Wissensch., 1889, t. LI, p. 929).
(3) Senator, Berl. klin. Wochensch. 1887. t. XVI, p. 290, et t. XXIV, p. 425.
maïs aussi passablement discordants ; il semble, cependant, que le travail modéré n’a qu'une influence insignifiante (Voit, Brictzke, etc.), telle, par exemple, la marche poussée même jusqu’à la fatigue, mais sans exagération de vitesse, de ..façon à n'accélérer ni la respiration, ni le pouls. Ainsi, Fick et Wislicenus n'ont pas observé d'augmentation d'urée dans leur ascension du Faulhorn.
Il n'en est plus ainsi du travail exagéré; et Weigelin a constaté dans le travail musculaire une augmentation d'urée pouvant atteindre 50 p. 100, et se manifestant surtout dans les premières heures qui suivent la cessation du travail ■ce qui est d'accord avec les résultats des analyses de Pavy et Flint (1) de l'urine d’un coureur avant, pendant et après une course de 450 milles anglais effectuée en six jours, confirmés par ceux de Parkes et d'Argutinsky (2) (1889).