‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 552 sur 722 · ACIDES BILIAIRES · texte numérisé non relu

ACIDES BILIAIRES

L’urine normale renferme des traces des acides de la bile, suivant l’opinion de Hœne et de Dragendorf, contestée d’ailleurs par Mackay et Udranszky. Le doute existe donc encore, à cet égard, malgré la perfection des procédés d’extraction, entre autres celui de Neukomm (1) qui permet de reconnaître la présence de 0&r,01 et même de 0sr,005 d’acides biliaires dans 800 centimètres cubes d’urine. Ils apparaissent en quantité notable dans l’ictère et en proportion variable, d’après Pouchet(2), dans le stade algide du choléra.

Les acides biliaires contenus dans la bile de l’homme, qui peuvent par suite passer dans les urines pathologiques, sont les combinaisons éthérées avec le glycocolle et la taurine, comparables à l’acide hippurique, de deux acides choliques, l’un l’acide cholique vrai C24H40O3, l’autre l 'acide fellinique C23H">0« (Schotten) (3).

Réactions caractéristiques des acides biliaires. — La démonstration de la présence des acides de la bile dans l'urine (voir Anal. chim. des liquides et tissus de l’organisme, p. 121) est essentiellement basée sur la réaction de Pettenkofer dans laquelle intervient le furfurol produit par la réaction de l’acide sulfurique sur le sucre, ainsi que l’a démontré Mylius (4) ; de là des modifications diverses (Neukomm, Külz, Vitali, Drechsel, etc.) dont la plus sensible est la suivante due à v. Udranszky (5).

(1) Neukomm, Arch. f. Anat. u. Physiol., 1860, p. 370.

(2) Pouchet, C. R. Acad. desSc., t. C, p. 362, 1885.

(3) Schotten, Zeitsch. f. physiol. Ch., t. X, p. 175, 1886; t. XI, p. 268, 1887.

(4) Mylius, Zeitsch. f. physiol. Ch., t. XI, p. 492, 1887.

(5) Von Udranszky, Zeitsch. f. phys. Ch., t. XII, p. 372, 1888.

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