OH**0« = (CH. OH)4 CH2.0H
C’est à Briicke que l’on doit les premières recherches sur la présence de la glucose dans l’urine de l’homme sain soumis à un régime mixte. Plus tard Bence-Jones et Kühne, se rangeant à l’avis de Brücke, admirent que dans les conditions ordinaires de l’existence, l’urine normale contient des traces de sucre, opinion d’ailleurs contestée par d’autres physiologistes et en particulier par Seegen, qui déclarèrent absolument insuffisantes les preuves expérimen taies données par Brücke.
Aujourd’hui la question semble devoir être résolue par l’affirmative et U peut admettre, avec Pavy et Abeles, que l’urine normale de l’homme contient toujours des traces de glucose estimées à 0,005 p. 100 par le premier à 0,02 p. 1 00 par Abeles. Ces chiffres sont trop faibles, d’après les résultats 'de Quinquaud (5) qui a déterminé le pouvoir réducteur de l’urine avant et an èC fermentation avec la levure de bière, et trouvé ainsi que la quantité de «du S physiologique excrétée par jour, chez l’homme sain, oscille entre 0sr,38 etOKMj’6 Seegen lui-même n’a plus contesté la possibilité de la présence du sucre da " ' l'urine, d’autant plus que les faits physiologiques l’expliquent parfaitement • outre que le sang, d’où proviennent les principes de l’urine, contient normale'
(H Worm-Müller, Pflilger's Archiv, t. XXXIII, p. 211, 1884.
(2) Flückiger, loc. cit.
(3) Schmiedeberg, Arch. f. exp. Pathol., t. XIV, p 307 1881
(4) Külz, Pflùç,er\ Archiv, t. XXX, p. 485, 1883.
(3) Quinquaud, C. R. Soc. de biol., t. XLI, p. 349, 189Ü.
GLUCOSE
ment et constamment de la glucose, on sait que l’injection directe de glucose dans le sang comme l’ingestion d’une proportion notable soit de glucose (Vogel) ( I ) soit de toute substance transformée par la digestion en glucose, l’amidon par exemple (Hofmeister, 1890) (2) détermine l’apparition consécutive, mais passagère, d’une certaine quantité de sucre dans l’urine (3) (glucosurie alimentaire).
Mais, pour démontrer d’une manière irréfutable la présence de la glucose à l’état (je traces dans l’urine physiologique, les réactions qualitatives et, en particulier, les phénomènes de réduction qu’elle provoque sont absolument insuffisants ; de toute façon, l’on doit procéder à l’extraction préalable du sucre de l’urine et caractériser le produit de l’opération, aussi longue que délicate. Nous verrons bientôt les procédés analytiques que l’on peut utiliser dans ce but.
A l'état pathologique , la quantité de sucre peut augmenter considérablement dans l’urine et constituer soit la glucosurie passagère, soit le diabète sucré persistant; le type d’élément sucré que contient alors l’urine est la glucose dont la quantité, très variable suivant les cas, peut atteindre et môme dépasser les chiffres de 300 à 800 grammes dans les vingt-quatre heures; dans les cas très graves, l’élimination du sucre ne subit que des variations insignifiantes ou de peu d’importance dans une même journée, tandis que, dans les cas légers, elle éprouve une augmentation manifeste et momentanée après les principaux repas, ainsi qu'après l’ingestion d’hydrocarbonés.
La glucosurie passagère se produit dans des conditions très diverses, dont la plupart sont de nature expérimentale ; ainsi, après la piqûre du plancher du quatrième ventricule (Cl. Bernard), l’extirpation ou la dégénérescence provoquée du plexus solaire (Lustig) (4), dans la sciatique, dans les empoisonnements par l’oxyde de carbone, le nitrite d’amyle et le curare, après ingestion de pliloridzine, de vératrine (Araki), dans le choléra, après l'injection d'une grande quantité d’eau un peu salée ou d’une solution sucrée dans le sang. Lépine attribue la glucosurie passagère provoquée par la pliloridzine comme par la vératrine, chez les grenouilles (Araki), à une exagération de l’action saccharifiante du sang dont on peut trouver alors le ferment diastasique en excès dans l’urine (3).
Propriétés de la glucose. — Nous ne passerons en revue que celles, des propriétés de la glucose, qui nous intéressent soit au point de vue de son extraction de l’urine, soit à celui de sa caractérisation.
(1) Vogel ( Virchov's Pathol ., t. VI, 2, p. 490) a observé la présence du sucre en quantité notable dans l’urine des trois premières heures, après l’ingestion de 100 grammes de sucre ou plus, en solution, par l’homme sain. Cependant Worm-Mfiller et Hofmeister ont constaté que, dans les conditions normales, des quantités de 200 grammes de glucose sont complètement assimilées (cités par Kraus et Ludwig, Wien. klin. Woch., 1891, n“ 46).
(2) Hofmeister, Arch. f. exp. Pathol, u. Pharm., t. XXVI, p. 335, 1890.
(3) Kratschmer (Centr. bl. f. cl. med. Wissensch., 1886, p. 237) a observé, après l ingestion de grandes quantités de bière, l’excrétion d’une urine peu colorée, de faible densité (1005 à 1008) et contenant du sucre; mais cette glucosurie passagère, d’origine alimentaire, ne s’observe pas chez tout le monde. Ilelfreich (Dissert. Würzbourg) a démontré que, si le régime exclusivement végétal fait apparaître le sucre dans 1 urine, il n’en est jamais ainsi avec la diète carnée.
(4) Lustig, Cenlralbl. f. klin. Med ., 1892, n° 31.
(5) Lépine, C. H. Soc. Biol., t. XLIV, p. 544, 1892.
SOlUWe dans reau fr0ide’ P°u soluble dans l’alcool froid plus sol b e a chaud a, us, que dans l’alcool rnéthylique, insoluble dans Vé^’
y de ses solutions alcjüli(jues’ avec ^ de se;
La glucose forme un certain nombre de combinaisons très intéressantes parmi lesquelles nous citerons celles qu’elle donne avec le chlorure de sodiJm Z tZe 0XJ P ’ 1 llydrale CUiVl'i<|U,)’ lat:iJe benzoïque et la ph^nylby!
l»G/ueo.sC cl chlorure de sodium (C«lWfNaCl,ITO, cristallise de l’urine diabétique concentrée par évaporation, ondes mélanges de solutions de se, et de glucose, et se dissout dans l’alcool rnéthylique 1 1
2- eimmu * pottiMiirm . . . p.-édpite amorphe, obtenu e» mélangeant
une u .on olroo mue ,1e pousse à une solution de glucose dans l'alcool fort très soluble dans 1 eau ; la solution aqueuse jaunit à la lumière * t(
a- Glucosate de plomb, complètement insoluble quand il est préparé par l’actin successive de 1 acétate de plomb et de l’ammoniaque sur une solution de g u se 4° Glucose et hydrate cuivrique CTl^O0 bCuffim n,., coseinsoluble, obtenu par ntellge do soS,"
cmvrc et soude dans la proportion de 1 molécule do glucose, 5 d'hydrate ou