‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 590 sur 722 · SOUFRE TOTAL. - ACIDES MINÉRAUX DIVERS · texte numérisé non relu

SOUFRE TOTAL. - ACIDES MINÉRAUX DIVERS

Soufre total compté en S04Ha

3sr, 652, moyenne de 23 déterminations (Beck et Benediekt).

3 342, — 11 — (Thorion).

3 0825 à 38'-, 2834 — 84 — (Voirin).

3 34 moyenne calculée des 108 déterminations précédentes.

On peut donc estimer qu’un adulte bien portant, mis à un régime moyen, excrète, dans les vingt-quatre heures, une quantité totale de soufre correspondant à 3gr,34 de S04H2 et composée de 83 p. 100 de soufre complètement oxydé et de 17 p. 100 de soufre incomplètement oxydé.

Le soufre total subit des modifications journalières, aussi bien à l'état normal qu’à l’état pathologique, modifications qui sont la résultante de celles qu’éprouvent les divers constituants de ce soufre total.

Ainsi, sous l’influence du régime , le soufre total atteint son maximum avec une alimentation carnée, son minimum avec un régime végétal (Voirin) (voir p. 1022). Par rapport aux divers moments de la journée, l’excrétion est maximum l’après-midi (trois heures après le repas), minimum au matin, intermédiaire pendant la nuit (Beck et Bénédickt) (p. 1023) ; elle augmente sous l'influence du travail musculaire (Beck et Benediekt) et diminue par le travail cérébral (Thorion) ; enfin elle diminue pendant le jeûne.

L action des médicaments sur le soufre total a été indiquée précédemment (p. 1023); il y a lieu d’insister sur celle du salicylate de sodium, qui provoque une hypersécrétion dépassant la moyenne normale de quelquefois | (Kuma-

A Y état pathologique, le soufre total subit des variations parallèles à celle de 1 azote, ce qui se conçoit étant donné l’origine albuminoïde des deux éléments; dans les affections aiguës, Voirin a constaté que la moyenne journalière est inversement proportionnelle à la durée de la maladie ; plus l’évolution fébrile est courte (pneumonie), plus grande est la quantité de soufre rejetée dans les vingt-quatre heures, l’inverse se produisant dans les pyrexies à long cycle fébrile, par exemple dans la fièvre typhoïde; d’ailleurs, dans la pneumonie, le soufre total et la température ont des tracés parallèles. Enfin, dans les maladies chroniques, si le soufre total diminue, cela tient sans doute plutôt au régime alimentaire qu’à l’affection elle-même.

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