‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 591 sur 722 · ACIDES MINÉRAUX DIVERS · texte numérisé non relu

ACIDES MINÉRAUX DIVERS

On a encore signalé la présence, dans l’urine, d’autres acides, tels que l’acide carbonique, l’acide fluorhydrique, l’acide silicique, les acides azoteux et azotique, et enfin de l’eau oxygénée.

Acide carbonique. — L’urine renferme d’autant plus d’acide carbonique que sa réaction tend davantage vers l’alcalinité ; ainsi, tandis que l'urine normale et moyenne de l’homme, à réaction acide et de densité 1020, ne donne, àla pompe

d mercure que 40 a SO centimètres cubes de gaz CO*, l’urine neutre ou alcaline n dégage plus de 100 centimètres cubes (Wurster et Schmidt) (1). Cette propor tion vane.d ailleurs, dans des Hmites très larges, pour lesquelles on a donné les chiffres de 17 à 294 centimètres cubes. S

Dans les urines normales, à réaction acide, le gaz carbonique est dissous, mais certainement en combinaison instable et à l’état de tension avec les phosphates

neutres alcalins qui l’abandonnent sous l’influence du vide; il n’apparaît sous

forme de carbonate alcalin de potassium et de sodium qu’à la suite d'une aug mentation notable de l’alcalinité du sang, consécutive à une ingestion d’alcfll

ouw: m ? V,îgé,taIe’ °l rUrine alcaline ne Peid son gaz carbonique qu après addition d un ac.de fort; mais, dans les conditions normales, comme par exemp e après les repas, l’alcalinité de l’urine, quand elle n’est pas exaï ée doit être attribuée a la présence des phosphates monoacides et basiques et des unîtes basiques de potassium et do sodium (VanNüys et Lyons) (■>) Décalés aliments, cesont les végétaux, et particulièrement les fruit ou baies de terre qui’ par suiie d* >a i0n de ,e;:

, ! anSf°rmatl0n de ceux-ci en carbonates alcalins, intro¬

duisent dans 1 urine la plus forte proportion d’acide carbonique sous la forme de carbonates; ils peuvent même rendre l’urine alcaline, comme l’est normale

T a h6 t e?eï1V°reS 6t’ da‘1S ' 6 cas’ dd‘erminer la précipitation partielle de carbonates de chaux et de magnésie mélangés de phosphates terreux

l’ntinde fl;°rhydr!qUe - La ,,r,r'SenCe de lraces d’acide fluorhydrique dans Nkkl^3) ^ ^ ^ Ber?'élius <1812)’ et confirmée plus tard par

Acide silicique. - On a également reconnu avec certitude la présence de traces de s, lice dans les cendres de l’urine (3 milligrammes au litre) ; commet précèdent, elle ne parait jouer aucun rôle dans l’organisme animal et nroviem de 1 alimentation. 1 eni

Dérivés acides de l azote. - C’est aux recherches de Wulflus (1861) et de Schœnbein (4) que l’on doit la démonstration de l’existence de l'acide azo tique dans l’urine humaine; mais celle-ci n’en renferme que des traces' q J prennent leur origine dans lés nitrates que contiennent les eaux potables, ainsi que certains aliments végétaux, tels que les choux, les épinards, la salade L urine fraîche est toujours exempte de nitrites (Schœnbein) qui s’y développent ultérieurement par réduction des nitrates, et jamais par oxydation de l'ammoniaque, ainsi que cela se produit dans les eaux potables (Rôhmann) (5). Cependant, Pétrone (6) dit avoir trouvé des nitrites en abondance dans l'urine des

Wursteret Schmidt, Centralbl. f. Physiol., 1887, p. 421. y.an, Nüys et Ly°ns- Amer. chem. Journ.. t. XIV, p. 14, 1892. (3) Nicklès, C. H. Acad, des Sc., t. XLII1, p. 883.

! |C*œnbein- Journ- f prakt.Ch., t. XC11, p. 152, 1864.

(5) Rohmann, Zeitsch. f. physiol. Ch., t. Y, p. 241, 1881.

(6) Pétrone, Ri forma medicale, 1892.

ÉLÉMENTS BASIQUES DES SELS MINÉRAUX DE l’uRINE 1029

femmes atteintes d’ostéomalacie, ainsi que dans celle des chiens auxquels il a inoculé le micrococcus nitrificans de Winogradsky.

Eau oxygénée. — C’est également à Sckœnbein(l) que l'on doit la découverte de traces d’eau oxygénée dans l’urine.

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