AUTEURS
Salkowski (1)
(expériences sur lui-même).
Zülzer (2)
(expériences sur trois sujets différents).
Beckmann (3)
(moyennes de 83 jours d’observations sur lui-même).
Les résultats obtenus par Bunge (4), avec son sujet nourri successivement de viande, puis de pain, font nettement ressortir l'influence du régime :
Volume d'urine.
Potasse K-O. . . , Soude Na,,!0. . . .
On voit que l’alimentation carnée augmente l’élimination des sels potassiques, ce qui est d’accord avec l’observation faite par Salkowski sur un syphiü tique de l’alimentation duquel on retranchait, autant que possible, l’albumine de telle sorte que la potasse urinaire tomba à lEr,28 — 2", 36, tandis que l’excrétion sodique restait normale : 4«r,20 à 7sr,04.
Avec l’alimentation moyenne habituelle, l’excrétion sodique l’emporte sur celle de la potasse, les deux bases se trouvant dans l’urine dans la proportion A NaHO 3 , ,
KÏÏÔ = 2 ’ Ce apport augmente quand le régime devient de plus en plus végétal, diminue, au contraire, avec la nourriture animalisée ; la raison en est que
(1) Salkowski, Virchov's Archiv, t. LUI, p. 213, 1871.
(2) Zülzer, Harn’s Analyse, p. 140.
(3) Beckmann, Cbl. f. d. med. Wiss., 1890, t. XV, p. 266.
(4) Bunge, Ch. biolog., trad. franc., 1691, p. 313.
POTASSE ET SOUDE
chez l’homme, l’ensemble des aliments usuels contient une plus grande quantité de sels sodiques que de combinaisons potassiques.
Dans l’inanition, le rapport précédent est inversé, la potasse l’emportant sur la soude ; en effet, en l’absence complète d’aliments, les sels de l’urine proviennent exclusivement des tissus et liquides de l’économie ; or, les cendres des tissus sont riches surtout en potasse et acide phosphorique, et le rapport delà potasse
à la soude qu’elles renferment est de -■ On comprend, dès lors, que leur combustion, suractivée par le jeûne, fasse apparaître dans les urines une quantité hypernormale de potasse, celle du sodium marchant en sens inverse, si bien qu’avec la prolongation du jeûne, le rapport primitif égal à j devienne C’est ce que l’on observe dans le cas du jeûneur Cetti suivi par Munk (1); avant le jeûne, ses urines contenaient la proportion normale j à à la fin
de l’expérience, elle était devenue ^ et, dès la suspension du jeûne, elle se
mettait à redescendre en prenant la valeur — •
L’excrétion des sels alcalins, dans leur ensemble, décroît en valeur absolue du commencement à la fin du jeûne, comme d’ailleurs celle du chlore, ainsi que le montrent les chiffres suivants :