CHLORE
Dernier jour avant le jeûne.. . .
our de jeûne .
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our après le jeûne .
our — .
La décroissance rapide de l’excrétion des alcalis excrétés pendant le jeûne montre avec quelle énergie les tissus retiennent leurs éléments salins ; la croissance lente, après la suspension du jeûne, est la preuve de l’activité avec laquelle ilsj récupèrent les pertes subies en s’assimilantlessels contenus dans les aliments.
On doit à Bunge (2) une explication très ingénieuse de l’influence considérable qu’exerce la nature du régime alimentaire sur l’excrétion urinaire des alcalis.
Si nous observons les animaux qui cherchent à satisfaire leurs besoins naturels et ne sont pas sujets, comme l’homme, à des sensations factices, nous voyons que les carnivores sont satisfaits par la viande naturelle dont ils s’alimentent, et manifestent une répugnance caractéristique pour les aliments fortement salés ; les herbivores, au contraire, ont besoin d’un supplément de sel de cui-
(t) Munk, Berl. kl. XVochensch., 1887. n- 24, p. 432.
(8) Bunge, Ch. biol., trad. franç., 1891, p. 109-123.
sine, et profitent de toutes les occasions pour satisfaire ce besoin ; donc, d’un côté, suffisance des sels normalement contenus dans les aliments, de l'autre insuffisance de chlorure de sodium, bien que, en valeur absolue, les quantités de sel marin rapportées à l’unité de poids vif ne soient pas beaucoup inférieures dans les végétaux qu’absorbent les herbivores à celles que contient l’alimentation animale des carnivores. Mais il y a, dans la proportion de potasse, une différence fondamentale entre les deux régimes; l’herbivore absorbe, en effet une quantité de potasse au moins quatre fois plus grande que le carnivore et' ainsi qu’on va le voir, c’est l’excès de potasse de l’alimentation végétale qui cause le besoin de sel chez les herbivores.
En effet, ie chlorure de sodium est le composant minéral le plus important du plasma sanguin au point de vue quantitatif (5,54 de NaCl sur 8,50 de sels minéraux contenus dans 1000 de plasma, C. Schmidt) ; or, du contact des sels potassiques et du chlorure de sodium en solution aqueuse il résulte aussi bien dans le sang que dans une expérience de laboratoire, une doublé décomposition partielle avec formation de chlorure de potassium et du sel de soude de l’acide auquel la potasse était unie, lequel sel sodique nouveau ne fait pas partie du sang normal ou ne s’y trouve d’ordinaire qu’en quantité minime. Mais le rein, ayant pour fonction de maintenir la composition du sandans des limites déterminées et d’éliminer les corps qui lui sont étrangers, aussi bien que tout excès des éléments normaux, va excréter le chlorure de ’polas sium et le nouveau sel sodique, d’où résulte, en fin de compte, de l’ingestion deé sels potassiques en excès, appauvrissement du sang en chlore et en sodium C’est pour compenser celte perte que l’organisme doit absorber une quantité supplémentaire de chlorure de sodium, et c’est parce que l’alimentation des herbivores est trop riche en sels de potasse qu’ils éprouvent le besoin d’y ajouter du sel de cuisine.
En résumé, le régime végétal rend l’urine riche en chlorure de sodium et autres sels sodiques, tandis que l’inanition et l’alimentation carnée déterminent une prédominance des sels potassiques.
Les résultats de l’expérimentation démontrent l'exactitude de la théorie de Lfunge. Après s’être soumis lui-même, pendant plusieurs jours, à un régime alimentaire constant, il prend en vingt-quatre heures 18 grammes de potasse K20 sous forme de phosphate ou de citrate, et constate le passage, dans ses urines, d’un excès, sur les jours précédents, de 6 grammes de chlorure de sodium plus 2 grammes de sodium sous une autre forme saline telle que albuminate sulfate, carbonate de soude. Or, 6 grammes de sel marin représentent juste lé moitié (?) de la quantité contenue dans les cinq litres de sang d’un homme • il est certain que le sang est primitivement atteint par celte soustraction, mais les tissus y participent secondairement après lui avoir restitué une partie d ce qu’il a perdu.
La quantité de potasse absorbée dans l’expérience précédente, 18 gramme n’a yien d’exagéré ; car, avec une nourriture exclusive de pommes de terre*168’ ingère jusqu’à 40 grammes de potasse en vingt-quatre heures, d’où la néces’s^ instinctive desalerces tubercules ou de les manger associés à des aliments tsalés. Aussi, tandis qu’avec une alimentation de viande ou de pain sans add’fI 6S