‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 623 sur 722 · NASAL · texte numérisé non relu

NASAL

MUCOSITÉS

MUCOSITÉS

muqueux

Quôvenne

Nasse

Wright

Berzélius

Simon

Schloss-

berger

Scherer

Besanez

G m cl in

Eau .

Principes fixes. .

Mucine .

Matières extrac-

Corps gras .

Sels inorgani -

Malgré la proportion relativement faible des matières solides contenues dans les divers liquides muqueux, leur consistance est toujours plus ou moins épaisse, par suite de la présence d’un composé spécial de nature albuminoïde mixte, la mucine, que nous étudierons bientôt.

Cette mucine paraît se trouver dans le mucus sous deux états differents, suivant l’origine du liquide muqueux et son alcalinité relative ; certaines mucosités renferment la mucine en solution ; d’autres, au contraire, qui ne sont pas miscibles avec l’eau, le mucus nasal, par exemple, la contiennent sous forme d’une gelée non filtrable analogue à un mucilage végétal. Simon attribue ces caractères différents à la quantité relative d’alcali dont il faut une certaine proportion pour maintenir la mucine en solution, ce qui est d’accord avec la transformation de la substance mucinogène en mucine par les alcalis étendus (Hammarsten) (1).

Mucus à mucine soluble. — On peut obtenir un liquide muqueux contenant de la mucine en solution en épuisant, par l’eau froide, des glandes salivaires broyées avec du verre pilé (Stœdeler) (2). Le liquide, tout filant qu’il est, peut être filtré, mais la filtration est très lente ; sa réaction est alcaline ; traité par quelques gouttes d’acide acétique, il devient plus visqueux, plus épais et abandonne, après quelque temps, un précipité floconneux qui se transforme en filaments élastiques ressemblant à la fibrine du sang. L’alcool précipite le principe muqueux qui se redissout dans l’eau, sauf quand il a été évaporé à sec au bainmarie.

Ce mucus ne donne pas de trouble à l’ébullition quand il est exempt d’albumine, et semble, au contraire, devenir plus fluide.

Mucus à mucine mucilagineuse. — Le mucus nasal, type du mucus à mucine glaireuse insoluble, se gonfle peu à. peu et devient transparent au contact de l’eau. Le liquide obtenu, qui est filant même quand il ne contient que t p. 100

(1) Hammarsten, Pflüger's Archiv, t. XXXVI, 1885, Ueber Mucin und mucinâhnliche Substanzen.

(2) Stœdeler, Ann. d. Chim. u. Pharm., t. CXI, p. 14.

de mucine, jeté sur filtre, perd sa partie aqueuse, la mucine restant sur le papier en s’épaississant de plus en plus. L'ébullition ne coagule et ne modifie pas la mucine qui garde sa viscosité. L’acide nitrique dilué coagule et colore en jaune la surface du mucus qui finit par se dissoudre après un contact suffisant L’acide acétique le contracte. La potasse le rend mucilagineux et le dissout à la longue. Par évaporation, le mucus laisse une croûte opaque, jaunâtre et d’aspect corné. L’ébullition avec l’acide sulfurique dilué le décompose avec production de leucine et de tyrosine.

Caractères spéciaux des mucus suivant leur origine. —-Le mucus nasal, excrété pendant le coryza aigu, renferme de l’albumine et du mucus, des globules de mucus et des matières salines : il pourrait donc être un mélange de mucus et de liquide séreux transsudé ; à la fin de l’affection, le mucus s'épaissit et -prend une teinte jaune due à une matière grasse spéciale.

Le mucus buccal, comme celui des bronches et de la trachée, est transparent épais et alcalin ; celui de l 'estomac, filant et grisâtre, est également alcalin malgré la réaction du suc gastrique.

Le mucus intestinal, semblable à celui de l’estomac, quoique plus adhésif, est très riche en globules muqueux et en globules gras.

Le mucus du col de l’utérus, très alcalin, est visqueux et gélaliniforme ; enfin celui du vagin, qui renferme beaucoup de cellules épithéliales pavimenleuses est plus fluide et montre une réaction acide qu’il ne possède peut-être pas au moment de sa sécrétion.

CHONDHOÏTES, CALCULS MUQUEUX

On a observé, dans quelques cas, la formation de concrétions dans diverse» cavités, telles que les cavités nasales, les bronches, les organes génitaux de la femme, etc., concrétions résultant de la solidification et de l’agglomération des produits de la sécrétion muqueuse, le plus souvent autour d’un corps étranger qui agit comme centre d’attraction; la production de ces calculs muqueux ou chondroïtes est donc analogue au mode de formation des autres calculs d’origine animale.

D’ailleurs, si les chondroïtes contiennent les éléments organiques du mucus c’est-à-dire de la mucine et des corps gras, elles sont riches en sels minéraux parmi lesquels prédominent les phosphates et carbonates terreux. A ce titre les chondroïtes se rapprochent beaucoup des calculs salivaires.

Le tableau suivant, que nous empruntons à Gorup-Besanez (l), contient les résultats de l’analyse de divers calculs muqueux provenant du nez, des amYa dales, de la trachée et du poumon :

(1) Gorup-Besanez, Chim. physiol., trad. franc., t. I, p. 649.

EXCRÉTION MUQUEUSE ; - MUCINE

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