‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 659 sur 722 · CHÈVRE · texte numérisé non relu

CHÈVRE

siaaua

Eau .

Matières solides .

Caséine . |

Albumine . 1

Corps gras . |

Lactose . 1

Sels . '

Peptones .

20,2 12,6 j 57, ft

Cités par Beaunis (1)

Pizzi (2)

On voit la variabilité extrême qui existe dans la composition du lait des diverses espèces. Aucun d’eux ne rappelle, même de loin, le lait de femme ; et le lait de chèvre seul se rapproche du lait de vache, mais avec interversion dans les proportions de corps gras et de lactose, ce qui n’a pas grande importance le rôle de ces deux espèces chimiques étant le même.

Henkel (4) a démontré que l 'acide citrique, que l’on avait toujours considéré comme d’origine exclusivement végétale, est un des principes normaux du lait de vache où on le trouve constamment, bien qu’en faible proportion : 01 2 3 4 S 6',9 à 1 gramme par litre suivant l’auteur, 1 gramme il l8',5 d’après Vaudin ; sa présence dans le lait de jument (0'r,6 à 0'r,8, Vaudin) (3), dans celui de la chèvre (1 gramme à l8r,5, Scheibe) (6) et même dans le lait de la femme (Scheibe) permet d’étendre et de généraliser la conclusion de Henkel et de voir, dans l’acide lactique, l’un des éléments constants du lait, quelle que soit l’origine de celui-ci.

Béchamp a signalé la présence de l 'alcool dans le lait de vache et d’ànesse qui le contient, associé à un peu d’acide acétique, dans les proportions suivantes pour le dernier animal :

0,13 d’alcool et 0,036 d’acide acétique p. 100.

On peut se demander, comme pour les acides lactique et butyrique qu’on y a également trouvés, si ces corps préexistent réellement au sortir de la glande mammaire, et s ils ne résultent pas de l’action immédiate des ferments que l’on trouve toujours mélangés au lait absolument frais.

(1) Beaunis, Physiologie, 1888, t. II, p. 206.

(2) Pizzi, Jahr. f. Thierch., t. XXIV, p. CGVI, 1894.

(3) Consulter, pour une étude sur le lait de chèvre et les propriétés spéciales de

corps gras qu’il contient: Schaffer, Schweiz Wochensch. f. Pharmacie, t. XXXI n si/ et Jahr. f. Thierch., 1893, p. 181. ’

(4) Henkel, Chem. Centralbl.,t. XIX, p. 1561, 1888.

(5) Vaudin, Ann.de l'Inst. Pasteur, t. VIII, p. 502, 1894.

(6) Scheibe, Jahr. f. Thierch., t. XXI, p. 130, 1891.

COMPOSITION DU COLOSTRUM DE Là VACHE

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Composition du colostrum de la vache

Le colostrum sécrété dans les premiers jours de la période de lactation est caractérisé histologiquement par la présence de gros globules de couleur blanche, d’aspect framboisé, et paraissant doués de mouvements amœboïdes ; ce sont les globules de Donné, résultant de l’infiltration des éléments protoplasmiques des cellules épithéliales des conduits galactophores par les graisses, et disparaissant au bout de cinq à huit jours. Il renferme de l’albumine et de la globuline, à l’exclusion de la caséine; puis celle-ci apparaît, formée certainement aux dépens des précédentes dont la proportion va constamment en décroissant jusqu’à des traces, à mesure que la caséine augmente. Le colostrum est plus alcalin que le lait normal et légèrement purgatif; sa densité est d’environ 1.036.

Le colostrum de la vache est tantôt fluide et coloré en jaune, tantôt visqueux et brun ; il varie beaucoup d’aspect chez le même individu.

Le colostrum visqueux n’est pas coagulé par le lab, mais l’albumine qu'il contient est précipité par les réactifs habituels. Voici, d’ailleurs, d’après Houdet (1) à qui est due cette étude spéciale du colostrum de la vache, quelle est la composition des deux variétés :

1° Colostrum visqueux : eau 63,14, albumine soluble dans l’eau 22,74, albumine insoluble 14,42, avec traces de graisses et de cendres, le tout pour cent parties ;

2° Colostrum fluide ; cent parties contiennent :

En solution .

En suspension. .

Le colostrum fluide est donc plus riche en corps gras, lactose et cendres, que le colostrum visqueux.

Le lait colostral apparaît au pis de l’animal de trois à six jours après le vêlage ; il a une odeur forte, une coloration jaune quelquefois foncée ou rouge sang, et une réaction acide, alcaline ou amphotère (2). Il est coagulé par la chaleur, le lab, l’acide acétique, l’alcool et le sublimé. Plus sa composition se rapproche de celle du lait normal, plus sa teinte jaune s’atténue, et moins facilement il est coagulé par la chaleur.

Voici des analyses de colostrum de vache recueilli avant, aussitôt après, puis

(1) Iloudet, Ann. de l’Inst. Pasteur , t. VIII, p. 306, 1894.

(2) Courant a trouvé que le colostrum est aussi alcalin au tournesol que le lait et deux fois plus acide à la phénolphtaléine, les variations individuelles étant très faibles (Pflüyer's Archiv, t. L, p. 109, 1891).

(3) Vaudin, Bull, de la Soc. ckim., t. XI, p. 623, 1894.

cinq jours après le part (Vaudin) (1), auxquelles nous en joindrons une de Houdet relative également à un lait colostral recueilli cinq jours après la mise bas du veau :

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