‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 70 sur 722 · DIGESTION. - VARIATION DE COMPOSITION DE LA SALIVE · texte numérisé non relu

DIGESTION. - VARIATION DE COMPOSITION DE LA SALIVE

Cette proportion diminue : 1» avec la durée de la sécrétion salivaire ; la diminution porte exclusivement sur les matières organiques qui renferment les véritables produits de secrétion élaborés par les glandes salivaires, tandis que les éléments salins, qui proviennent directement du sang par simple dialyse n éprouvent que peu ou point de variation; 2» à la suite de l’excitation de la corde du tympan (Cl. Bernard, Adrian, Eckhardt); 3» par suite de réflexes provoques par des excitations gustatives.

La proportion des éléments salins augmente un peu avec la proportion de chlorure de sodium qui existe dans le sang.

On vient de voir que la quantité de matières solides diminue, dans la salive à

“rr: Pr0l0n?e la,péi;i.0de de sécréüoa> cette variation est indépendante de la vitesse de sécrétion du liquide, ou encore de l’intensité variable de l’excitatmn nerveuse destinee à faire varier cette vitesse (Ludwig, Setschenow) Ce résulta est en contradiction avec celui qu’a obtenu Heidenhein, pour la sécrétion de la salive sous-maxillaire provoquée par l’excitation de la corde du tympan.

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de grandes quantités d eau (Becker, Ludwig); enfin la salive humaine, recueillie

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On a autrefois émis 1 opinion que la salive des nouveau-nés, d’ailleurs sécrétee en très petite quantité, était exempte de ptyaline; mais les observations de Schiffer, Korow.net Zweifel ont prouvé le contraire.

Schiffer a constaté la production du sucre dans un nouet d’empois d’amiüon, cinq minutes après son introduction dans la bouche de nouveau-nés, tan- 1S que Korowin démontrait l’action saccharifiante de l’infusion de la glande parotide; seulement cette action s’accroît et se développe en même temps que le corps de l’enfant.

Zweifel n’a pas trouvé de ferment diastasique dans les glandes salivaires du fœtus, mais il a confirmé le résultat obtenu par Korowin.

Les glandes sous-maxillaires de l'enfant ne paraissent renfermer de diastase que deux mois après la naissance.

Le ferment diastasique ne paraît pas exister dans la salive du chien; ou du moins, le liquide obtenu de fistules parotidiennes, chez cet animal, comme d'aileurs chez le cheval, n’agit qu’avec une extrême lenteur. Kühne prétend même que ■ ! extrait aqueux de la parotide du chien est entièrement dépourvu de propriété saccharifiante. 11 en serait de même de la salive totale du chien, d’après Schiff; et cependant Beaunis et Ritter ont constaté que l’infusion des glandes sou^maxHIaires de fmtus de chien, presque à terme, saccharifiait l’aLdon;

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Elle n existe pas davantage dans celle du chat.

La salive des cobayes (Schiff) et la salive parotidienne des lapins (Oehl, Schifï} opèrent la transformation de l’amidon avec une très grande rapidité.

Dans son traité de physiologie comparée, Colin dit que chez les ruminants, la glande sous- maxillaire ne fonctionne que pendant la mastication, et non pendant

ENCYCLOP. CHIM. V UIIt

la rumination. En effet, Ellenberger et Hofmeister, en pratiquant une fistule du canal de Warthon, ont trouvé :

1° Que la glande sous-maxillaire sécrète, pendant la mastication ;

2" Qu'elle nefournit absolument rien, pendant la rumination;

3° Que pendant l’intervalle des deux actes, elle ne donne rien.

En opérant de même pour la glande parotide (fistule du canal de Stenon), lesauteurs ont établi les points suivants :

1° Pendant la mastication, la glande fournit plus que pendant le repos ;

2° Elle sécrète également, pendant la rumination;

3° La mastication de corps étrangers provoque aussi une sécrétion abondante;

4- La sécrétion de la glande parotide est plus abondante que celle de la glande sous-maxillaire, après injection de pilocarpine.

En analysant le produit spumeux qui s’écoule de l’orifice buccal d’une desplus grandes limaces de Sicile, Bœdecker et Troschel ont trouvé que ce liquide,, incolore, très acide et faisant effervescence avec la craie, contenait, pour 100 grammes de produit :

Acide chlorhydrique libre . 0,4

Acide sulfurique libre . . . . 2,6

Sulfates divers . . . j 4

Magnésium, potassium, sodium, ammonium, calcium mélangés h de la matière organique. l 8

Matériaux dissous. . 6,2

Tout en confirmant ces résultats, Luca et Pancéri ont trouvé beaucoup d’acide carbonique dans les glandes salivaires qui le laissent se dégager par la simple dilacération, et mieux encore par l'addition d’un acide dilué. Une glande pesant 75 grammes a fourni 206 centimètres cubes de gaz carbonique. Luca et Pancéri ont aussi trouvé de l’acide sulfurique libre dans la salive d’un grand nombre de limaces; ces animaux se serviraient de cette sécrétion, fortement acide, commemoyen de défense.

Nous avons vu que le sulfocyanate de potassium existait dans la salive parotidienne et dans celle de la glande sous-maxillaire, chez l’homme; Hoppe-Seylern’a jamais trouvé ce sel dans la salive du chien.

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