COMPOSITION DU SUC GASTRIQUE
Les analyses suivantes de Cl. Bernard, Schmidt, Frérichs, Ellenberger et Hofmeister, donnent la composition du suc gastrique chez l’homme et divers animaux.
Analyses du suc gastrique.
le liquide analysé était probablement mélangé de produits de la digestion stomacale. Celui qu’a étudié Schmidt provient d’une femme atteinte de fistule gastrique ; la proportion très faible d’acide chlorhydrique qu’il contient indique un suc très étendu.
Le suc gastrique obtenu par Richet, chez un individu opéré de gastrotomie, n’a jamais contenu moins de 0*',5 p. 1000 d’acide chlorhydrique, avec un maximum de 3*r,2 et une moyenne de lsr,7.
Le suc gastrique du grand cul-de-sac de l’estomac, obtenu par Heidenhain, présente quelques particularités dans sa constitution : il renferme de 0*r,20 à 0*r,85 p. 100 de principes solides, dont 0«r,13 à 0«r,33 p. 100 de cendres, et une forte proportion d’acide, variant de 08r,473 à 0*r,80 p. 100 ; il précipite abondamment par le tannin.
Le sue pylorique de Heidenhain contenait lsr,65 à 28%05 p. 100 d’éléments solides. On a vu que ce suc, bien qu’alcalin, doit à la présence d’une forte proportion de pepsine une réelle action peptoniflante, surtout quand on l’acidule au préalable par l’acide chlorhydrique. Une expérience de Karl Bikfalvi vient à l’appui de l’hypothèse que ce suc ne constitue pas une espèce particulière, mais n’est qu’un mélange accidentel du produit des deux variétés de glandes de l’estomac. Tandis que le suc gastrique du grand cul-de-sac produit des phénomènes digestifs au bout de une heure et demie à deux heures, celui des glandes pylo-
riques reste sans action après vingt-quatre heures. L’auteur en conclut que ces der nières ne fabriquent pas de pepsine, et que, si elles jouissent néanmoins de faibles propriétés digestives, cela vient de la présence de pepsine et d’acide chlorhydrique dont les glandes pyloriques sont pénétrées par un phénomène de simple imbibi-