‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 85 sur 722 · DIGESTION. - PEPSINE · texte numérisé non relu

DIGESTION. - PEPSINE

I eau extérieure, jusqu’à élimination complète des acides, des sels et des peptones, ce qui exige de sept à dix jours; la pepsine reste dans le dialyseur. Krassilnikow a indiqué, en 1867, un procédé presque identique au précédent.

f. Pepsine de Wittich. — Le procédé que Wittich a publié, en 1869, et qui est d’une application générale à l’extraction de toutes les diastases, repose sur l’emploi de la glycérine comme agent d’extraction. On fait macérer pendant huit jours, avec de la glycérine acidulée par l’acide chlorhydrique, la muqueuse d’un estomac de porc ou de veau, réduite en pulpe. La solution glycérique, exprimée, jouit d'un fort pouvoir digestif; on en précipite la pepsine à l’aide de l’alcool fort, et on la lave à plusieurs reprises à l'alcool.

On peut recueillir le précipité sur un filtre pour le laver, et le redissoudre ensuite dansde l’eau acidulée par l’acide chlorhydrique à 4 ou 8 p. 1000; on obtient une solution très active qui peut être utilisée pour les expériences de digestion artificielle.

Würtz fait remarquer, à propos de l’emploi de la glycérine comme agent d'extraction, par Witticch, que la pepsine étant plus soluble dans l’eau que dans la glycérine, on obtiendra des solutions beaucoup plus chargées de pepsine et plus actives, en faisant digérer l’estomac avec de l’eau ; et, pour que la macération puisse être prolongée pendant huit jours, on pourra, comme le conseille Erlenmeyer, additionner l’eau d’un peu d’acide salicylique qui retarde la putréfaction. La solution aqueuse est riche en pepsine; car elle digère énergiquement la fibrine gonflée par l’acide chlorhydrique étendu, et donne, par l’alcool, un abondant précipité, qui se redissout presque intégralement dans l’eau.

On peut ensuite purifier la solution de pepsine, parla dialyse, comme l’ont fait Diakonow, Krassilnikow et Schceffer. Le produit qui reste, après ce traitement, est peut-être encore plus pur que la pepsine de Brücke; à l’inverse de celle-ci, il ne précipite plus par le chlorure de platine.

ij. Pepsine de Schœlfer. — Schceffer fait macérer la muqueuse de l’estomac avec de l’acide chlorhydrique faible, pendant une heure, à 40 degrés, filtre le liquide, et le précipite par saturation avec du chlorure de sodium; la pepsine se sépare, mais reste mélangée d’une assez forte proportion d’acide-albumine ou de propeptones; on la recueille sur un filtre et on l’exprime.

h. Pepsine de Petit. — De tous les procédés qui ont été proposés, après celui de Washmann, et qui sont indiqués dans les diverses pharmacopées françaises et étrangères, un des plus simples et qui donne le ferment le plus actif, sinon le plus pur, est celui qu’a recommandé A. Petit (1881). On emploie des estomacs de porc, des caillettes de veau et de mouton, qu’on lave à grande eau et dont on séparé la muqueuse par le raclage; cette muqueuse est hachée finement et mise en macération dans quatre fois son volume d’eau distillée, additionnée de a p. 100 d alcool. On agite vivement toutes les demi-heures, et même plus; on exprime et on filtre le liquide, après quatre heures, puis on évapore à 40 degrés dans des vases plats. Le produit obtenu, avec les estomacs de porcs, peptonifie jusqu’à 1000 fois son poids de fibrine humide, fortement exprimée.

On prépare, en Angleterre, avec la muqueuse du gésier de poulet, une variété de pepsine à laquelle on donne le nom d 'ingluvine.

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