SUC GASTRIQUE ARTIFICIEL
Étant donnée la difficulté de se procurer du suc gastrique naturel, autrement que par des fistules, et sachant que la pepsine, inerte dans un milieu neutre ou alcalin, exige absolument un milieu acide pour peptonifier l’albumine, on a eu et on a encore recours, le plus souvent, pour démontrer et étudier la’ digestion stomacale, à des sucs gastriques artificiels.
C’est Eberle qui, le premier, fit voir que l’extrait des glandes pepsiques ou la muqueuse elle-même de l’estomac, en présence de très petites quantités d’acide chlorhydrique libre, possédait la propriété d’opérer la digestion des matières albuminoïdes diverses, telles que blanc d’œuf cru ou cuit, caséine, viande etc’ c/i dehors de l’organisme et à la température de 37 degrés. Depuis lors’on " pratiqué les digestions artificielles de ces substances, en les mettant au conta t de liquides préparés parles procédés suivants :
1” Solution de la pepsine obtenue par l’une des méthodes décrites précédemment dans de l’eau acidulée par de l’acide chlorhydrique ou de l’acide lactique Dan’ ses essais de la valeur digestive des pepsines, Petit recommande d’employer o«' to à Os', 60 de pepsine pour 25 centimètres cubes d’acide chlorhydrique à 3 p. j000 Briicke prenait de l’acide à t p. 1000, et Grünhagen de l’acide à 2 p. tooo"
2° Dilution dansl’eàudu produit de la dessiccation, à l’air libre, de la muqueuse stomacale divisée en menus fragments.
3» Liquide obtenu en épuisant par l’eau et exprimant la muqueuse stomacale fraîche, finement hachée (Schwann, Brücke).
4° Solution aqueuse de la glycérine pepsique et acide de Wittich.
Ces divers liquides contiennent de la pepsine dans une solution acidifiée par 1 acide chlorhydrique ou par l’acide lactique.