‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 92 sur 722 · INFLUENCE DE LA NATURE ET DE LA PROPORTION DE L’ACIDE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA NATURE ET DE LA PROPORTION DE L’ACIDE

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raddC Clll0rhydrique à 2>5 P- 1000 ag*t avec une énergie égale sur les diverses matières albuminoïdes, pourvu qu’elles soient dans un état de cohésion a peu près comparable. Sous leur aspect ordinaire, elles exigent des emps variables pour être dissoutes à poids égal ; ainsi 1000 parties de fuc gastrique artificiel dissolvent, dans le même temps : ^

Caséine et gluten . .a . „„

Albumine . ! . partles

Musculine . .

Fibrine du sang . . 4 8

qu une solution à titre égal d’acide chlorhydrique. Viennent ensuite les acides sulfurique, phosphorique, lactique et formique, puis les acides tarlrique, citrique, malique et oxalique, avec une énergie encore moindre, enfin les acides acétique, butyrique, valérique, etc. qui sont à peu près sans action (A. Petit,

1881), cômme d’ailleurs le phosphate acide de chaux, auquel Blondlot voulait rattacher l’acidité normale du suc gastrique (Meissner).

La peptonification d’une même substance, par des quantités équivalentes d’acides, est complète dans les proportions de temps suivantes (A. Mayer, 1881) :

Acide chlorhydrique . 3 à S heures

— azotique . 3 —

— oxalique . 13 —

— sulfurique . 19 —

Nous avons vu précédemment qu’avec un suc gastrique à 1 et 2 p. 1000 d’acide chlorhydrique, la fibrine cuite est plus lentement peptonifiée que la fibrine crue et que l’albumine coagulée exige, par contre, un peu moins de temps que l’albumine crue liquide. On observerait le contraire quand la proportion d’acide dépasse 3 à 4 p. 1000 (Wawrinski, 1873).

En 1887, après avoir reconnu, par des expériences in vitro, que l’acide chlorhydrique était le plus favorable à la peptonification, Jaworski a étudié l’influence des acides sur la digestion stomacale. Il a administré à soixante-dix sujets d’hôpital, de 100 à 500 centimètres cubes d’acide chlorhydrique au dixième, et par l’analyse des principes solubles, extraits de l’estomac au moyen de la pompe gastrique, il a reconnu que :

1° La sécrétion de la pepsine est en rapport avec la quantité d’acide administré ; si la proportion d’acide ingéré diminue, la quantité de pepsine sécrétée diminue également. Il en résulte que l’administration thérapeutique de limonade chlorhydrique a, non seulement, pour effet de parer à l’insuffisance accidentelle d’acide dans l’estomac, mais aussi de provoquer la sécrétion pepsique.

2° Les acides agissent mieux que toute autre substance, pour provoquer la sécrétion de la pepsine.

3° L’acidité du suc gastrique provoque une élimination de leucocythes, ce qui explique la présence de quantités exagérées de ces éléments dans les cas d’hypersécrétion stomacale acide.

4° Cette acidité provoque encore la régurgitation de bile et de matières alimentaires dans l’estomac, ce qui peut être la cause du séjour prolongé de ces matières dans cet organe.

5° L’acide carbonique active la sécrétion d’acide chlorhydrique dans l’estomac • de l’eau carbonatée disparaît plus facilement de l’estomac que de l’eau distillée pure. L’acide carbonique provoque donc la résorption des matières liquides dans l’estomac même.

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