INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE
11 est facile de prévoir que la température la plus favorable à la digestion gastrique est celle du corps humain, 37 à 40 degrés environ. Les expériences de Spallanzani sont affirmatives à cet égard, et l’on vérifie facilement que le suc gastrique agit énergiquement entre 35 et 50 degrés; suivant Brücke , une température supérieure à celle de l’économie serait très favorable à la peptonification de là syntonine. Au delà de 50 degrés, la réaction se ralentit de plus en plus et
devient nulle vers 70 à 80 degrés, bien que Wittich prétende l’avoir encore constatée à 90 degrés.
Il est à remarquer que la température propre de l'estomac augmente de \ degré environ, au moment de la digestion.
Finkler (1876) dit que la pepsine sèche, chauffée entre 40 el 70 degrés, s’altère et se transforme en une matière qu’il nomme isopepsine, et dont l’action, en solution acide, sur les matières albuminoïdes, s’arrête à la phase de la parapeptone de Meissner ou syntonine; mais l’action de l’acide dilué suffit pour expliquer la production de la syntonine, et d’ailleurs Salkowski (1880) n’a pas confirmé le résultat de Finkler.