INFLUENCE DE LA QUANTITÉ DE PEPSINE
Faute de pouvoir disposer de pepsine pure, on n’a pu songer à déterminer la quantité exacte d'albumine que peut transformer le ferment soluble. Mais il est démontré que l’action de la pepsine est très grande et qu’elle peut peptonifier au moins mille fois son poids d’albumine, pourvu qu’on étende peu à peu le liquide, par des additions successives d’acide chlorhydrique dilué.
La solubilité des matières protéiques, très lente dans les liqueurs pauvres en pepsine, mais encore très appréciable à la dose de 1 de ferment pour 60.000 parties d eau acidulée, augmente avec la quantité de pepsine, sans que, cependant, elle lui soit proportionnelle. On peut donc arriver à un maximum de vitesse digestive, correspondant à une quantité déterminée de ferment, au delà de laquelle l’action de la pepsine reste stationnaire, sans cependant décroître, si l’on ajoute de l’eau acidulée pour augmenter le volume du liquide (Brücke). La puissance digestive dépend en outre de la proportion relative d’acide et de pepsine dans le mélange (Meissner).
A mesure que la digestion avance, la pepsine perd une partie de son activité (Grützner), sans que sa proportion diminue dans le liquide (Brunn el Ebstein).
Des essais faits sur la fibrine artérielle, avec des liquides à 1 et 2 p. 1000 d’acide et des quantités croissantes de pepsine, permettent de se rendre compte de l’activité relative des liquides digestifs, suivant leur richesse en ferment (Gorup- Besanez).
Vitesse de solubilité de la fibrine dans le suc gastrique artificiel.
LIQUIDE A -1— HCI