RECHERCHE DE l’aCIDE URIQUE
L’acide urique n’existe qu’en très minime quantité dans le sang normal, mais sa proportion augmente notablement dans le cas d’arthritisme.
Pour le rechercher on suit le procédé de Garrod qui consiste à placer 6 à 8 grammes de sérum dans un vase à fond plat, de 8 centimètres environ de diamètre, et à les mélanger avec quatre à six gouttes d’acide acétique étendu et à plonger un fil de lin dans le liquide qu’on abandonne dans un endroit assez cbaud pour que les érum s’évapore lentement. On retire le fil, on l’examine au microscope et on le soumet aux réactions de la murexide (p. 142).
Quand le sérum ne renferme que des traces d’acide urique, le procédé Garrod ne donne plus aucun résultat. On étend alors une notable quantité de sérum de trois volumes d’eau et l’on précipite l’albumine par la coction ( p. 86). Le liquide filtré, évapore à sec est repris à plusieurs reprises par de l’eau bouillante. Les solutions concentrées sont acidulées par de l’acide acétique et abandonnées au frais; après 12 ou 24 heures de repos, on obtient des cristaux d’acide urique ([u’on examine au microscope et qu’on traite par l’acide azotique et l’ammoniaque. On peut, au préalable, recueillir le précipité cristallin sur un filtre taré et le peser.